Recherche

Jeudi 17 janvier 2008
Le gouvernement français vient d’annoncer l’activation de la clause de sauvegarde sur le MON 810. La culture de ce maïs OGM est donc provisoirement suspendue en France. Greenpeace et l’Alliance pour la planète se réjouissent de cette décision qui fait suite à l’annonce du report du projet de loi sur les OGM et à l’avis de la Haute Autorité sur les OGM. Il s’agit enfin de la traduction concrète d’une décision prise lors du Grenelle de l’environnement, qui avait associé l’ensemble des parties prenantes, y compris les représentants de la profession agricole.

« Après de multiples tergiversations, le gouvernement a tenu sa parole et pris la décision responsable qui s’imposait : les doutes sur les risques du MON 810 sont en effet nombreux. C’est un signal fort : la logique et la dynamique du Grenelle s’appliquent en France » déclare Arnaud Apoteker de Greenpeace. « Après de multiples tergiversations, le gouvernement a tenu sa parole et pris la décision responsable qui s’imposait : les doutes sur les risques du MON 810 sont en effet nombreux. C’est un signal fort : la logique et la dynamique du Grenelle s’appliquent en France. Importante, cette décision l’est à plusieurs titres : elle est d’abord la première vraie conséquence du Grenelle. Elle va permettre ensuite aux parlementaires de travailler en toute sérénité à une loi qui garantisse le droit et la liberté à produire et consommer sans OGM, toujours conformément au Grenelle. Enfin, laissant la possibilité au premier pays agricole européen d’œuvrer en faveur de nouvelles procédures d’évaluation et d’autorisation des OGM, elle ouvre de nouvelles perspectives sur la scène européenne. »

 

En France, l’activation de la clause de sauvegarde, couplée à un report du débat du projet, va dans un premier temps laisser aux parlementaires le temps et la sérénité nécessaires au vote d’une loi fondamentale, puisqu’elle engage l’avenir de l’agriculture, de l’alimentation et de l’environnement en France. Préparé dans l’urgence sans concertation, le projet de loi actuel doit en effet être amendé au printemps afin de garantir le droit et la liberté de produire et consommer sans OGM.

 

Enfin, sur le plan européen, la notification de la clause formalise auprès de la Commission la logique réticence de la France sur les OGM, première puissance agricole de l’Union, et ouvre des perspectives prometteuses quant à la protection effective de l’environnement. La décision française va d’ailleurs dans le sens des doutes émis par le Commissaire européen à l’environnement, Stavros Dimas, sur les risques de deux autres maïs Bt.

La clause de sauvegarde sur les OGM a été utilisée par six pays de l’Union européenne et a été invoquée en dix occasions: trois fois par l’Autriche, deux fois par la France (en novembre 1998 pour deux types de colza génétiquement modifiés) et une fois par l’Allemagne, le Luxembourg, la Grèce, le Royaume-Uni et la Hongrie. Concernant le seul maïs MON 810, cela porte à quatre le nombre de pays qui l’ont déjà activée : France, Autriche, Hongrie et Grèce.

« La France doit profiter de la prochaine présidence de l’Union pour impulser en Europe une vraie réforme de l’Autorité européenne de sécurité des aliments (EFSA) et imposer le principe de précaution comme un élément essentiel de la décision publique ! Toute la transparence doit maintenant être faite sur les conséquences des cultures et des importations d’OGM » ajoute Arnaud Apoteker.

par peaceandlover publié dans : OGM
ajouter un commentaire commentaires (0)    recommander
Dimanche 16 septembre 2007
Le ministre de l'écologie Jean-Louis Borloo a indiqué qu'il souhaitait mettre en place une haute autorité indiscutable sur les OGM, à l'issue du Grenelle de l'Environnement.

Sur les cultures en plein champ des organismes génétiquement modifiés, il s'est prononcé pour une transparence totale et responsable. Certains maïs posent problème, mais il ne faut pas mélanger la commercialisation d'un produit et la recherche qui peut sauver des vies, a-t-il ajouté.

Après un été particulièrement houleux où les anti et pro OGM se sont affrontés, le ministre de l'Ecologie avait déjà promis, qu'une loi sur les OGM serait mise à l'ordre du jour du Parlement à l'automne. Mais pour Agir pour l'Environnement, ces annonces bien tardives ne peuvent faire oublier que plus de 20.000 hectares ont été ensemencés sans que les ministres de l'agriculture et de l'écologie n'aient rien trouvé à y redire.

Une loi comme une haute autorité sur les OGM peuvent tout aussi bien être laxiste que protecteur des systèmes agraires existants et de qualité, estime l'association qui attend la mise en place d'un moratoire sur la culture en plein champ des organismes génétiquement modifiés.

Seule une loi entérinant un moratoire technique permettra de mettre un terme aux conflits opposant faucheurs et contaminateurs tout en évitant les pollutions génétiques des filières biologiques et de qualité, précise Agir pour l'Environnement.

www.actu-environnement.com
par peaceandlover publié dans : OGM
ajouter un commentaire commentaires (0)    recommander
Lundi 10 septembre 2007
A l'approche du Grenelle de l'environnement, le Ministre de l'Ecologie envoie un certain nombre de ballons d'essai sur les OGM. Après un été particulièrement houleux où les anti et prOGM se sont affrontés, Agir pour l'Environnement constate que le laisser-faire qui teint lieu de politique en la matière déclenche une tension difficilement gérable.

Le ministre de l'Ecologie annonce, à grand renfort d'interviews, une loi sur les OGM qui serait mise à l'ordre du jour du Parlement à l'automne. La France, sous le coup d'une menace de sanction européenne pour non transposition de la directive 2001/18 relative à la dissémination d'OGM dans l'environnement n'a, de toute façon, pas le choix !

Dernièrement, Jean-Louis BORLOO a également annoncé la création d'une haute autorité sur les OGM. Ces annonces bien tardives ne peuvent faire oublier que plus de 20.000 hectares ont été ensemencés sans que les ministres de l'agriculture et de l'écologie n'aient rien trouvé à y redire. La profusion des annonces ne doit pas cacher l'attentisme des pouvoirs publics !

Par delà les effets d'annonces qui tendent à se multiplier, Agir pour l'Environnement attend du Grenelle de l'environnement des engagements fermes et précis sur le contenu de cette loi sur les OGM.

Agir pour l'Environnement ne se contentera pas de l'annonce d'une loi pour solde de tout compte. Une loi comme une haute autorité sur les OGM peuvent tout aussi bien être laxiste que protecteur des systèmes agraires existants et de qualité. Le ministre de l'Ecologie ne peut espérer clore le débat sur les OGM avec la seule annonce d'un projet de loi dont le périmètre demeure extrêmement flou. Seule une loi entérinant un moratoire technique permettra de mettre un terme aux conflits opposant faucheurs et contaminateurs tout en évitant les pollutions génétiques des filières biologiques et de qualité.

Agir pour l'Environnement espère que le ministre n'use pas d'un subterfuge dilatoire pour échapper au moratoire sur les OGM que les associations appellent de leur voeu.
par peaceandlover publié dans : OGM
ajouter un commentaire commentaires (0)    recommander
Dimanche 9 septembre 2007
Une fois encore, l'été aura été dominé, sur le terrain environnemental, par la question des OGM. La polémique a été nourrie par les actions des Faucheurs volontaires en réponse à la multiplication des cultures transgéniques (plus de 20 000 hectares de maïs cette année).

Elle a pris un tour dramatique quand un agriculteur du Lot, Claude Lagorse, qui cultivait en secret une parcelle de maïs transgénique, s'est suicidé la veille d'une manifestation prévue le 5 août dans son village de Girac par les anti-OGM. Rien ne permet d'attribuer ce drame à la question des OGM. Mais le retentissement qu'il a eu témoigne de la charge émotionnelle dont est devenu porteur le dossier.


Les Faucheurs volontaires ont poursuivi leurs actions, en cherchant, non pas à vandaliser les champs transgéniques, mais à prélever symboliquement des épis. Cependant, des personnes anonymes ont plusieurs fois détruit les parcelles de cultures de maïs génétiquement modifié. Inversement, des expérimentations menées par des agriculteurs biologiques, et visant à mesurer la contamination due aux OGM, ont été détruites, là aussi de façon anonyme.

Une partie du monde agricole a, de surcroît, manifesté son énervement : on a ainsi entendu Jean-Michel Lemétayer, président de la FNSEA, qualifier le 9 août d'"obscurantisme " la position des opposants aux OGM, la plate-forme des industries semencières a employé le même terme dans un communiqué du 24 juillet, et un autre responsable de la FNSEA, Dominique Barrau a parlé de "tribu africaine" à propos des Faucheurs.

De telles paroles ne risquent pas d'apaiser le débat. Mais elles paraissent à contre-courant d'une réalité qu'expriment les Faucheurs volontaires, quoi qu'on pense de la validité de leurs méthodes, ainsi que la Confédération paysanne, qui fêtait, les samedi 18 et dimanche 19 août, son 20e anniversaire : le refus par la société de se voir imposer des OGM dont elle ne voit pas l'utilité. Cette réalité est bien ressentie par les responsables politiques : les Faucheurs ont gagné une reconnaissance officielle en étant reçus, le 31 juillet, par la secrétaire d'Etat à l'écologie, Nathalie Kosciusko-Morizet. De son côté, l'Association des régions de France, qui représente les exécutifs régionaux, presque tous socialistes, a réaffirmé de manière vigoureuse, début juillet, son refus de voir les cultures d'OGM " imposées en force, sans la moindre consultation".

La question des OGM pourrait d'ailleurs prendre un tour politique plus large, en menaçant le bon déroulement du Grenelle de l'environnement. Au moyen de cette série de réunions avec les associations et les groupes professionnels, le gouvernement entend relancer la politique environnementale, tombée en jachère sous l'équipe précédente. Mais José Bové, la figure la plus visible des opposants aux OGM, reste susceptible d'être emprisonné d'un jour à l'autre pour de précédentes actions des Faucheurs volontaires. De surcroît, ayant prélevé un épi de maïs, le 5 août, à Murviels-lès-Béziers (Hérault), au milieu de deux cents autres manifestants, il s'attend à être convoqué à la gendarmerie de Béziers. Son incarcération - à laquelle il entend donner le plus grand éclat en menaçant d'entamer une grève de la faim - conduirait sans doute plusieurs des plus importantes associations à quitter le Grenelle, ruinant ainsi la crédibilité de celui-ci. Cependant, laisser M. Bové en liberté pourrait apparaître comme une confirmation supplémentaire de la légitimité de son action.

La situation ne serait pas devenue aussi inextricable si les gouvernements successifs n'avaient pas laissé, depuis des années, la situation s'envenimer. En n'imposant pas une procédure d'information des agriculteurs voisins en cas de cultures transgéniques ; en se retranchant en permanence derrière les avis de l'Autorité européenne de sécurité des aliments (EFSA) dont la neutralité scientifique est de plus en plus mise en doute ; en n'abordant pas de front la question de la coexistence entre agriculture transgénique et non transgénique ; en passant en catimini un décret - quelques jours avant les dernières élections nationales - permettant les cultures, alors que la loi qui devait le faire n'avait pu être discutée par le Parlement, les gouvernements ont agi de manière qu'il faut bien appeler hypocrite : laisser se développer les cultures OGM, sans jamais donner l'impression à une opinion publique très réticente qu'on les autorisait franchement.

Eventuels avantages

Cette attitude tranche singulièrement avec celle du gouvernement britannique : affichant clairement sa faveur pour les OGM, il a cependant su développer des expertises indépendantes et un débat public réellement ouvert. La situation a ainsi été dénouée - au détriment, certes, des cultures transgéniques.

La complication du dossier des OGM - incertitude quant à leurs éventuels avantages, leur éventuelle nocivité, leur réel intérêt économique - ne facilite pas la décision. Mais il est, en même temps, de plus en plus clair que la question transgénique symbolise le choix plus large d'une politique agricole. Soit une agriculture industrielle, fortement intégrée à l'industrie agroalimentaire, menée par un nombre restreint d'exploitants très performants - et les OGM rentrent dans ce cadre. Soit une agriculture moins intensive, cherchant davantage la qualité que la quantité, soucieuse du respect de l'environnement et de la santé, mais visant aussi à créer des emplois directs - et les OGM sont hors concours.

Refuser de trancher sur la question transgénique tout en les laissant s'imposer - et contaminer toute l'agriculture, affirment leurs opposants -, c'est de facto privilégier l'agriculture industrielle, c'est-à-dire le modèle hypersubventionné et polluant dont on voit aujourd'hui les limites. Il est significatif que la prudente Organisation des Nations unies pour l'alimentation et l'agriculture (FAO), dans un rapport publié en mai, ait pris position en faveur de l'agriculture biologique. Faisant la synthèse des études scientifiques, la FAO écrivait : "L'agriculture biologique a le potentiel de satisfaire la demande alimentaire mondiale, tout comme l'agriculture conventionnelle d'aujourd'hui, mais avec un impact mineur sur l'environnement."

La logique voudrait que l'on écoute les agronomes et que l'on aille vers ce type d'agriculture mieux acceptée par les citoyens, moins coûteuse pour la collectivité et plus créatrice d'emplois. Mais ce serait, sans doute, déplaire aux industries et se libérer de l'obsession de la mondialisation agricole qui, au vrai, se développe surtout, pour ce qui est de l'Europe, au moyen de subventions. C'est en tout cas à ce choix que conduit la persistante querelle des OGM.

Hervé Kempf
par peaceandlover publié dans : OGM
ajouter un commentaire commentaires (0)    recommander
Samedi 28 juillet 2007
Quelque 500 faucheurs volontaires, réunis dans une exploitation agricole du Finistère, ont prévenu qu'ils mèneraient des actions "multiples" dans les jours à venir si un moratoire sur les OGM n'était pas décidé par le gouvernement.

"Des actions aux formes multiples vont continuer et s'intensifier, dont des actions de fauchage dans les champs. Ca fera partie des joies de l'été", a souligné José Bové, lors d'une conférence de presse. Le leader altermondialiste a réclamé l'adoption d'un moratoire avant la floraison du maïs (cette année en août-septembre, selon les régions) en raison "d'un risque de pollinisation et de pollution généralisée sur le territoire".

Les faucheurs volontaires, venus de toutes les régions de France pour assister à cette assemblée générale à Riec-sur-Belon, ont planifié à huis clos leurs "actions futures"  face à la politique du "fait accompli menée par le gouvernement".

"C'EST UN CHOIX DE SOCIÉTÉ"

"On est dans l'urgence, il y a nécessité d'agir rapidement si on veut éviter une contamination généralisée notamment des AOC", a souligné Christine Thelen, faucheuse en Midi-Pyrénées.

"L'Etat a laissé semer 20 000 hectares de maïs OGM, il doit lui-même détruire ces maïs qui sont en train de pousser. Si ce maïs était récolté, il n'y a aucune filière, aucun lieu de stockage prévus pour qu'il soit entreposé séparément du maïs conventionnel", a plaidé M. Bové.

Un moratoire consisterait à "tout remettre à plat pour que la lumière et la transparence s'organisent et pour que les Français puissent trancher éventuellement par referendum. C'est un choix de société", a résumé l'ancien leader paysan, ajoutant que si "l'OGM se développe, il n'y aura plus de filière agricole différenciée", y compris de filière biologique.

LES FAUCHEURS ET LE GRENELLE DE L'ENVIRONNEMENT

Evoquant le Grenelle de l'environnement prévu en octobre, les faucheurs volontaires - dont le mouvement n'est pas invité - ont simplement indiqué : "Si on nous demande d'y aller, on ira". "Si c'est pour débattre du moratoire, on ira. Si c'est pour peindre la girafe, non", a expliqué M. Bové. "On quittera le Grenelle si le moratoire n'est pas contenu dans les négociations", a indiqué, de son côté, un représentant de Greenpeace.

Les faucheurs volontaires indiquent rassembler 6 700 "citoyens qui agissent", dont 200 ont été impliqués dans des procédures judiciaires et 80 condamnés à des peines de prison, la plupart avec sursis.

Evoquant sa situation personnelle, M. Bové, sous la menace de devoir effectuer quatre mois de prison ferme pour avoir fauché en juillet 2004 "un pied de maïs", a souligné qu'"en gros, tout est possible à n'importe quel moment". "J'ai décidé de rester chez moi, je ne me cache pas. Si on m'envoie en prison, je pense qu'il y aura beaucoup de réactions, que les gens se mobiliseront", a-t-il commenté, ajoutant qu'une incarcération pourrait avoir "des conséquences importantes" notamment sur la tenue du Grenelle de l'environnement.
par peaceandlover publié dans : OGM
ajouter un commentaire commentaires (0)    recommander
Dimanche 24 juin 2007

Une nouvelle étude indépendante sur les impacts sanitaires d'un OGM déjà autorisé par l'Union européenne remet en cause le sérieux de l'évaluation des risques effectuée par les autorités européennes avant l'autorisation de mise sur le marché de ces produits.

Une étude, menée pendant 90 jours par le CRIIGEN (Comité de Recherche et d'Information Indépendante sur le Génie Génétique) révèle 60 différences significatives entre des rats ayant consommé du maïs transgénique NK603 et des rats nourris sans OGM. Ces différences, qui affectent les reins, le cerveau, le cœur et le foie, ainsi que le poids des animaux, pourraient être des signes avant coureurs de toxicité, mais n'ont même pas fait l'objet d'études complémentaires.

L'association Greenpeace est extrêmement inquiète que des cultures et des aliments génétiquement modifiés reçoivent le feu vert des autorités européennes malgré des anomalies constatées sur des durées très courtes.

Le maïs transgénique NK603, produit par la multinationale Monsanto, est conçu pour résister à l'herbicide de Monsanto, le Round Up. Autorisé à l'importation en Europe pour l'alimentation humaine et animale depuis 2004, il est également cultivé en plein champ, entre autres en France, pour des tests de pré commercialisation.

Le CRIIGEN a analysé les propres données de Monsanto du dossier de demande d'autorisation de ce maïs et conclut que de nouvelles études sont nécessaires. « Les analyses statistiques doivent être répétées par des scientifiques indépendants et les données brutes doivent être accessibles à la communauté scientifique sur un site Internet  », déclare le professeur Gilles-Eric Séralini du CRIIGEN et membre de la Commission du Génie Biomoléculaire. « Il est en effet scandaleux que ce soient les entreprises qui non seulement mènent les études sur leurs  produits mais que ce soient aussi elles qui analysent les résultats ! », s'insurge Arnaud Apoteker, responsable de la campagne OGM de Greenpeace France.

« Cette étude prouve que les procédures d'autorisation des OGM en Europe ne sont pas viables et que les autorités européennes agissent plus comme une chambre d'enregistrement des industries semencières que dans l'intérêt des consommateurs », déplore Arnaud Apoteker.

Cette nouvelle étude s'ajoute à celle concernant le maïs OGM MON863, publiée en mars 2007 dans une revue à "comité de lectur " (
Revue dont les articles sont soumis à relecture et validation par un comité d'experts scientifiques qui en garantit le sérieux scientifique). L'étude révélait que des rats nourris pendant 90 jours au maïs OGM MON863 présentaient eux aussi des signes de toxicité au niveau du foie et des reins.

Greenpeace réclame la suspension immédiate de l'autorisation de mise sur le marché des maïs OGM NK603 et MON863, et l'arrêt de la commercialisation et de la mise en culture de tous les OGM tant que le système d'évaluation n'a pas été radicalement révisé.

Greenpeace
par peaceandlover publié dans : OGM
ajouter un commentaire commentaires (0)    recommander
Mardi 19 juin 2007
Alain Juppé et Christine Lagarde, respectivement ministres de l'Ecologie et de l'Agriculture viennent, a contrario des autorités allemandes de maintenir l'autorisation de culture du maïs transgénique de Monsanto, le MON810.

Alors qu'une étude de Greenpeace fait apparaître des anomalies dans la production de pesticides de ce maïs transgénique, le Commission du Génie Biomoléculaire préfère une fois encore fermer les yeux sur les conséquences sanitaires et environnementales du MON810.

Agir pour l'Environnement dénonce le manque d'indépendance de la CGB, manque d'indépendance qui avait conduit le Gouvernement précédant, au travers d'un projet de loi sur les OGM, à proposer une réforme profonde de cette Commission. Alors que le chiffre de 30.000 ha de cultures transgéniques est régulièrement avancé, personne ne connaît précisément les lieux de culture. Agir pour l'Environnement s'interroge sur le sérieux d'une CGB qui émet un avis sans avoir les moyens de vérifier si ses allégations sont corroborées par la réalité de terrain.

Agir pour l'Environnement constate que, du nuage de Tchernobyl aux OGM de Monsanto, les mêmes causes produisent les mêmes effets. La frontière entre l'Allemagne et la France semble être à même de stopper les contaminations radioactives et génétiques ainsi que les études et décisions dérangeantes.

Après avoir autorisé la contamination génétique des produits Bio au travers d'un règlement européen avalisé par la France, Agir pour l'Environnement constate que les décisions du Gouvernement semblent bien loin des beaux principes d'ouverture affichés dans le cadre de la préparation du Grenelle de l'environnement.

Agir pour l'Environnement - Communique de presse
par peaceandlover publié dans : OGM
ajouter un commentaire commentaires (0)    recommander
Vendredi 1 juin 2007
La vie a le plus grand mal à se plier à la standardisation. Le maïs Mon 810 de Monsanto, génétiquement modifié pour produire une toxine capable de tuer des insectes ravageurs tels que la pyrale et la sésamie, en apporte une nouvelle illustration. Deux études, dont l'une conduite par Greenpeace Allemagne, viennent en effet de montrer que les concentrations en molécule insecticide, Cry1Ab, varient d'une plante à l'autre et au fil de la saison.

Ces taux diffèrent "de 1 à 100", selon Greenpeace, qui a fait analyser 619 échantillons prélevés, en 2006, en Allemagne et en Espagne. Certains fragments, constate l'organisation écologiste, ne portent même pas trace de la fameuse toxine, originellement tirée d'une bactérie, Bacillus thuringiensis (Bt), dont un gène a été transféré à la plante par génie génétique.

Outre la variabilité observée, les concentrations moyennes sont plus basses que celles présentées par Monsanto. Selon l'agrochimiste américain, le taux moyen de toxine est de 9,35 microgrammes par gramme de matière fraîche dans les feuilles. Les valeurs moyennes relevées par Greenpeace allaient de 0,5 à 2,2 microgrammes. Et celles publiées, en avril, dans le Journal of Plant Diseases and Protection par deux chercheurs allemands s'établissaient entre 2,4 et 6,4 microgrammes et révélaient aussi "une forte variation entre chaque plante".

Remise à plat des procédures

"Une telle variabilité ne surprendra pas les biologistes, même si elle est joliment quantifiée", assure Denis Bourguet (INRA Montpellier). Elle avait été observée sur le maïs Mon 176, dont la production de toxine décroissait au fil de la saison, ce qui avait finalement entraîné son retrait. L'important est, selon lui, que les niveaux de toxines soient suffisants au moment où les larves passent à l'attaque. Sinon, le risque pourrait être de sélectionner des insectes résistants, et de rendre inopérantes certaines molécules tirées de Bt et utilisées en agriculture biologique. "Jusqu'ici, note-t-il cependant, on trouve très rarement des larves de pyrale en fin de saison dans les champs de Mon 810."

Pour Arnaud Apotheker, de Greenpeace France, ces nouvelles données révèlent "plusieurs inconnues concernant le Mon 810, notamment sur le niveau de toxicité réel de Cry1Ab." La toxine reste-t-elle efficace à des taux moins élevés que ceux annoncés par Monsanto ? Et si c'est le cas, cela signifie-t-il que la molécule est plus active qu'on ne le pense ? Pour éviter que des mutants capables de survivre n'apparaissent, la doctrine veut que la dose produite par la plante se situe à 25 fois la dose requise pour tuer 99 % des insectes cibles. Est-on toujours dans ce schéma ?

"Ces incertitudes montrent la faiblesse globale des processus d'évaluation des OGM. On se rend compte qu'on connaît très mal leur biologie", souligne Arnaud Apotheker. Il appelle donc à une remise à plat des procédures d'homologation, au moment où le Mon 810, autorisé il y a dix ans, et principal OGM cultivé en Europe, doit faire l'objet d'une réévaluation. Fin avril, l'Allemagne a décidé de suspendre la commercialisation de ces semences, dans l'attente d'un plan de surveillance amélioré réclamé à Monsanto.

L'herbicide Roundup toxique pour les cellules embryonnaires

L'herbicide le plus utilisé au monde, le Roundup de Monsanto, a des effets délétères sur des cellules embryonnaires et des tissus placentaires humains, et agit comme un perturbateur endocrinien, selon une étude dirigée par Gilles-Eric Séralini (université de Caen), membre du Comité de recherche et d'information indépendantes sur le génie génétique (Criigen). Ces résultats, publiés le 4 mai dans la revue Archives of Environmental Contamination and Toxicology, complètent des travaux de 2005. "On observe les premiers effets toxiques à des doses 10 000 fois moins concentrées que la formulation vendue en magasin", indique M. Séralini. Ces effets augmentent au fil du temps. Le Roundup est, en outre, plus toxique que son principe actif, alors que la majorité des tests avant homologation sont conduits sur cette seule molécule, le glyphosate, regrette le chercheur.

Le Monde
par peaceandlover publié dans : OGM
ajouter un commentaire commentaires (0)    recommander
Vendredi 23 mars 2007

Avec près de 5 ans de retard et un débat parlementaire avorté, officiellement faute de temps, le gouvernement a choisi de transposer par décrets la directive 2001/18 qui réglemente les cultures commerciales et expérimentales d’organismes génétiquement modifiés (OGM).

La principale nouveauté tient à la mise en place d’un registre national qui recensera le nombre et la surface des parcelles semées en OGM, ainsi que leur localisation, selon les informations fournies par les agriculteurs. Ce registre sera accessible au public sur un site Internet, où figurera théoriquement le nombre et la surface des parcelles OGM présents sur le territoire. Le Gouvernement tente ainsi d’ouvrir la porte légalement aux semenciers OGM au détriment du Bien commun, y compris sur le plan économique !

Dans ce contecxte, une dizaine de militants, membres de la Confédération paysanne et de Greenpeace, observent cette grève de la faim à Montreuil (Seine-Saint-Denis). L'action devrait s'étendre à Angoulême, Périgueux et Montpellier, selon Greenpeace.

S'appuyant sur un sondage CSA datant de septembre 2006, le mouvement écologiste fait valoir que 86% des Français veulent un moratoire. Ils citent un autre sondage Ifop pour Le Journal du Dimanche le mois dernier selon lequel 62% des agriculteurs veulent aussi ce dispositif.

Les associations sont d'autant plus en colère que le gouvernement vient d'autoriser en France treize nouveaux essais d'OGM en plein champ pour 2007. Les agriculteurs prévoient d'en semer de 30.000 à 50.000 hectares contre 5.000 en 2006, a estimé l'Association générale des producteurs de maïs (AGPM).

par peaceandlover publié dans : OGM
ajouter un commentaire commentaires (0)    recommander
Samedi 17 mars 2007

Le maïs transgénique MON 863, autorisé pour l’alimentation animale et humaine, pourrait présenter de sérieux risques pour la santé humaine. Une étude scientifique publiée dans la revue Archives of Environmental Contamination and Toxicology, le 13 mars, révèle que des rats nourris pendant 90 jours avec 33 % de maïs génétiquement modifié, pour produire un insecticide, développent des anomalies significatives au niveau de la composition du sang et de leurs organes de détoxification (foie et reins).

Mis au point par la firme Monsanto, le dossier du maïs MON 863 commence en 2004, avec l’étude toxicologique réalisée par Monsanto pour son homologation. A l’époque, Greenpeace avait déjà tiré la sonnette d’alarme : les rats de laboratoire nourris avec ce maïs OGM présentaient des "effets" au niveau des reins et du foie. Toutefois, ces anomalies considérées "non significatives" par Monsanto, n’avaient pas empêché l’Union européenne d’autoriser l’importation de ce maïs OGM pour l’alimentation animale en août 2005, puis humaine en janvier 2006.

Aujourd’hui, une contre-expertise réalisée par le CRII-GEN (Comité de Recherche et d’Information Indépendantes sur le Génie Génétique), grâce à l’obtention des données brutes de Monsanto par voie judiciaire (recours de Greenpeace Allemagne en Cour d’Appel), démontre que les effets relevés il y a 3 ans correspondent bien à des signes de toxicité hépatique et rénale. Gilles-Eric Séralini (professeur de biologie moléculaire, président du CRII-GEN) note que les anomalies relevées présentent des ressemblances classiques avec les effets des pesticides en toxicologie. Ainsi, "Chez la femelle, on observe une augmentation des graisses et du sucre dans le sang, une augmentation du poids du corps et du poids du foie par rapport au poids du corps, le tout associé à une plus grande sensibilité hépatique. Chez le mâle, c’est le contraire, avec une chute du poids du corps et des reins.", une différence de réaction qui pourrait s’expliquer par le fait que le foie est un organe qui réagit différemment en fonction du sexe.

En conclusion, en l’absence d’une étude indépendante de toxicité, autre que celle dirigée et interprétée par Monsanto, le CRII-GEN estime que l’alimentation humaine ou animale avec le maïs MON 863 peut présenter des risques sérieux pour la santé et, qu’à ce titre, sa commercialisation devrait être interdite. Pour Arnaud Apoteker, de Greenpeace, à l’image de ce que souhaitent une majorité de Français (86 %) et d’agriculteurs (62 %) "Il faut plus que jamais appliquer le principe de précaution et décréter un moratoire sur les OGM".

par peaceandlover publié dans : OGM
ajouter un commentaire commentaires (0)    recommander
Blog : Loisirs sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur avec TF1 Network - Signaler un abus