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Mardi 16 octobre 2007
biocarburant.jpgUn rapport publié, la semaine dernière, par l'Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE) révèle que les biocarburants auraient en fait des impacts plus importants sur  l'environnement que le problème auquel il tente de répondre. Les biocarburants, souvent perçus comme la solution ultime aux problèmes de dépendance énergétique, une nouvelle source de revenus pour les agriculteurs et une aide précieuse dans le combat contre les gaz à effet de serre, pourraient en fait être extrêmement nocifs pour l'environnement et créer une augmentation significative des prix des aliments.

« La poussée actuelle pour le développement des biocarburants crée des tensions non-durables qui vont déstabiliser les marchés sans pour autant créer de bénéfices significatifs pour l'environnement », affirme le rapport.

« Lorsque l'acidification, l'utilisation de fertilisant, la perte de biodiversité et la toxicité des pesticides agricoles sont pris en considération, l'impact environnemental global de l'éthanol et du biodiesel peut très facilement dépasser ceux du pétrole et du diesel minéral », poursuit le rapport.

L'OCDE en appelle donc aux gouvernements pour qu'ils coupent leurs subventions à ce secteur et propose d'encourager plutôt la recherche dans des technologies qui éviteraient de faire compétition à l'usage des terres pour la production alimentaire.

Les incitatifs pour encourager la production de biocarburants tels que les réductions de taxe mises en place dans plusieurs régions - dont l'Union Européenne et les États-Unis - pourraient en fait cacher d'autres objectifs que les impératifs environnementaux.

Le rapport affirme que « les politiques encourageant la production de biocarburants apparaissent comme une manière facile de protéger l'agriculture domestique des contrecoups des négociations sur la libéralisation des marchés agricoles ».

Le rapport encourage plutôt l'Organisation Mondiale du Commerce (OMC) à redoubler d'efforts pour diminuer les barrières économiques face à l'importation de biocarburants. Ceci permettrait aux pays en développement qui possèdent des systèmes écologiques et climatiques plus adaptés à la production de biomasse.

Il encourage enfin la promotion d'efforts de réduction de l'utilisation des transports mécaniques nécessitant du pétrole.

Rappelons également qu'une étude dirigée par Mark Jacobson, un professeur de génie civil et environnemental de l'Université Stanford, publiée en avril dans la revue Environmental Science and Technology, affirmait que l'impact de l'éthanol sur la qualité de l'air et le smog est équivalent, sinon légèrement pire, que celui du pétrole.

Presque au même moment que la publication du rapport de l'OCDE, une autre étude dévoilait que le réchauffement climatique pourrait justement faire s'effondrer les systèmes agricoles autour de 2080. L'étude conjointe du Center for Global Development et du Peterson Institute for International Economics de Washington affirme que l'augmentation annuelle des récoltes est en diminution depuis vingt ans alors que la demande devrait tripler d'ici la fin du siècle.
par peaceandlover publié dans : Protection de notre environnement
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Jeudi 11 octobre 2007
Les biocarburants sont une formidable trouvaille, mais pour qui ?

Dans le monde entier, usines et raffineries poussent comme des champignons après la pluie. Le blé, le colza, le tournesol chez nous, le palmier à huile, la canne à sucre, le soja ou le maïs dans les pays du Sud servent désormais à remplacer le pétrole. De fabuleux végétaux, utilisés depuis les débuts de l’agriculture pour nourrir les hommes, remplissent aujourd’hui les réservoirs des bagnoles et des camions.

En France, le lobby de l’agriculture industrielle, activement soutenu par l’État, cherche depuis la réforme européenne de 1992 de nouveaux débouchés pour ses productions de masse. Le boom des biocarburants relance aussi la machine à engrais et à pesticides, et il détruira bientôt ces réservoirs de biodiversité imposés que sont les « jachères ».

Ailleurs dans le monde, c’est bien pire. De l’Indonésie au Brésil, en passant par le Cameroun, les rares forêts tropicales intactes sont dévastées pour laisser la place à ces nouvelles cultures. La demande indécente du Nord, qui veut continuer à rouler en bagnole quoi qu’il en coûte, fait exploser le prix de certains produits de base : dans un monde qui compte près d’un milliard d’affamés permanents, le système industriel préfère donc l’automobile au droit pourtant imprescriptible de manger à sa faim.
Et le comble, c’est que les biocarburants ne sont nullement écologiques. Ils contribuent et contribueront toujours plus au dérèglement climatique, comme le montrent de très nombreuses études.

La faim, la bagnole, le blé et nous : une dénonciation des biocarburants par Fabrice Nicolino
par peaceandlover publié dans : Protection de notre environnement
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Vendredi 21 septembre 2007
Les constructeurs automobiles européens ne parviennent pas à produire les réductions d'émissions de CO2 promises à la Commission européenne en 1998. Le taux d'émissions des nouveaux véhicules a baissé de seulement 0,2% l'année dernière, le plus mauvais résultat jamais obtenu, malgré l'engagement des constructeurs.

Selon les nouveaux chiffres publiés par Transport et Environnement (T&E,
principale ONG agissant dans le domaine des transports au niveau européen), les nouvelles voitures vendues en Europe en 2006 par les membres de l'Association des Constructeurs Européens d'Automobiles (ACEA) ont émis 160 g de CO2 au kilomètre en moyenne, soit une baisse de moins d'un demi gramme par rapport à l'année précédente. L'ACEA, qui représente 81% des ventes en Europe en 2006, s'était engagée à atteindre 140 g/km d'ici 2008, mais ne parviendra pas à cet objectif.

Malgré un constat effectué par les associations depuis plusieurs années, il est à regretter que la signature par l'ACEA d'un accord volontaire n'engage que celles et ceux qui ont bien voulu y croire. Au regard de l'urgence climatique, cet attentisme doit être dénoncé et connaître une réponse politique.

Cet échec patent est le fruit de l'inaction des constructeurs qui ont préféré retarder le lancement d'innovations technologiques dans le domaine de l'efficacité énergétique et commencent seulement à les utiliser, sous la menace de l'application d'une réglementation. France Nature Environnement, le Réseau Action Climat et Agir pour l'Environnement dénoncent les doubles discours de l'industrie automobile française qui s'inquiète du dérèglement climatique tout en annonçant la commercialisation de véhicules 4x4, énergivores et climaticides.

La Commission Environnement du Parlement européen se prononcera sur la réglementation des rejets de CO2 des nouvelles voitures et les propositions formelles de la Commission européenne sont attendues en décembre.

A l'occasion des réunions en cours sur le Grenelle de l'Environnement, France Nature Environnement invite le gouvernement français à soutenir de façon efficace les demandes de toutes les associations européennes de protection de l'environnement : exiger une norme légale de 120 g/km d'ici 2012 et demander la mise en place d'une série d'objectifs à long terme, afin d'arriver à 80 g/km d'ici 2020.

France Nature Environnement - Réseau Action Climat France - Agir pour l'Environnement
par peaceandlover publié dans : Protection de notre environnement
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Jeudi 20 septembre 2007

L’Organisation Météorologique Mondiale (OMM) vient de publier un bilan météorologique et climatique des six premiers mois de l’année 2007.

D’un point de vue climatique, le communiqué indique que les mois de janvier et d’avril ont « sans doute été les plus chauds à l’échelle du globe depuis le début des observations systématiques, en 1880 ». Par rapport aux températures moyennes enregistrées à la surface des terres émergées, une anomalie de +1,89 °C a été relevée pour le mois de janvier et de +1,37 °C pour le mois d’avril.

D’un point de vue météorologique, c’est une série impressionnante de records et de catastrophes qui ont marqué ce premier semestre, et, d’après la longue liste publiée, très peu de régions du monde ont été épargnées.

Concernant les fortes précipitations, cyclones et tempêtes de vent, les événements repris par l’OMM sont, entre autres, les suivants :
    - La première moitié de la saison de mousson d’été (juin-juillet) en Inde a connu quatre dépressions (soit deux fois plus que la normale) qui ont provoqué de très fortes pluies et inondations s’étendant jusqu’au Pakistan et au Bangladesh. Le nombre de victimes est toujours difficile à connaître précisément dans ces régions, mais pour l’instant les bilans s’élèvent à plus de 500 morts et à l’évacuation de plus de 10 millions de personnes.
    - Le golfe d’Oman a connu le 6 juin son premier cyclone jamais observé avec Gonu, entraînant la mort d’une cinquantaine de personnes à Oman avant de finir sa course en Iran.
    - Au Sud de la Chine, du 6 au 10 juin, de très violentes précipitations ont touché plus de 13 millions de personnes. En juillet, ce sont environ 450 000 habitations et bâtiments qui ont été détruits par les inondations et 3,8 millions de personnes qui ont dû être évacuées. Au niveau des cultures, ce sont plus de 26 000 km² qui ont été dévastés et, globalement, les pertes économiques sont évaluées à plus de 8,2 milliards de dollars.
    - Entre mai et juillet, l’Angleterre et le Pays de Galles ont battu tous leurs records de cumul de précipitations depuis le début des relevés en 1766. Deux épisodes extrêmes ont été observés durant cette période dans le Nord-Est de l’Angleterre, entraînant le décès de 9 personnes et des dommages estimés à plus de 6 milliards de dollars.
    - L’Allemagne a connu son mois de mai le plus arrosé depuis le début des mesures en 1901. Par contre, le mois d’avril fut le plus sec depuis 1901 avec seulement 4 mm de précipitations, soit 7 % de la pluviosité normale.
    - Aux Maldives, une forte houle (de 3 à 4,5 m de hauteur) a submergé 68 îles dans 16 atolls.

Concernant les vagues de chaleur et canicules, les principaux points relevés sont les suivants :
    - Le Sud-Est de l’Europe a connu des vagues de chaleur extrême en juin et juillet avec des températures supérieures à 40 °C, pulvérisant les précédents records et entraînant le décès de plusieurs dizaines de personnes. Le 23 juillet la Bulgarie a enregistré 45 °C soit un nouveau record absolu de chaleur.
    - En mai, c’est la Russie centrale et occidentale qui a été touchée par une vague de chaleur sans précédent, le thermomètre est monté à 32,9 °C le 28 soit un record depuis 1891.
    - On peut ajouter à cette liste, la période de canicule au Japon avec plus d’une cinquantaine de décès depuis début août et un record de température pour la grande banlieue Nord de Tokyo à 40,9 °C.

Dans son communiqué, l’OMM rappelle les conclusions du dernier rapport du Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC) : « le réchauffement du climat ne fait désormais plus de doute. Onze des douze dernières années (1995-2006) figurent parmi les 12 années les plus chaudes qui aient été constatées depuis le début des mesures instrumentales. Sur cent ans (1906-2005), la température moyenne à la surface du globe a accusé une hausse de 0,74 °C, et sur les cinquante dernières années, le rythme moyen du réchauffement est presque le double (0,13 °C par décennie) de celui calculé pour le siècle écoulé ».

 

par peaceandlover publié dans : Protection de notre environnement
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Dimanche 16 septembre 2007
Les abeilles s'éteignent par milliards depuis quelques mois. Leur disparition pourrait sonner le glas de l'espèce humaine.

C'est une incroyable épidémie, d'une violence et d'une ampleur faramineuse, qui est en train de se propager de ruche en ruche sur la planète. Partie d'un élevage de Floride l'automne dernier, elle a d'abord gagné la plupart des Etats américains, puis le Canada et l'Europe jusqu'à contaminer Taiwan en avril dernier. Partout, le même scénario se répète : par milliards, les abeilles quittent les ruches pour ne plus y revenir. Aucun cadavre à proximité. Aucun prédateur visible, pas plus que de squatter pourtant prompt à occuper les habitats abandonnés.

En quelques mois, entre 60 % et 90 % des abeilles se sont ainsi volatilisées aux Etats-Unis où les dernières estimations chiffrent à 1,5 million (sur 2,4 millions de ruches au total) le nombre de colonies qui ont disparu dans 27 Etats. Au Québec, 40 % des ruches sont portées manquantes.

En Allemagne, selon l'association nationale des apiculteurs, le quart des colonies a été décimé avec des pertes jusqu'à 80 % dans certains élevages. Même chose en Suisse, en Italie, au Portugal, en Grèce, en Autriche, en Pologne, en Angleterre où le syndrome a été baptisé « phénomène «Marie-Céleste», du nom du navire dont l'équipage s'est volatilisé en 1872. En France, où les apiculteurs ont connu de lourdes pertes depuis 1995 (entre 300.000 et 400.000 abeilles chaque année) jusqu'à l'interdiction du pesticide incriminé, le Gaucho, sur les champs de maïs et de tournesol, l'épidémie a également repris de plus belle, avec des pertes allant de 15 % à 95 % selon les cheptels.

« Syndrome d'effondrement »

Légitimement inquiets, les scientifiques ont trouvé un nom à la mesure de ces désertions massives : le « syndrome d'effondrement » - ou « colony collapse disorder ». Ils ont de quoi être préoccupés : 80 % des espèces végétales ont besoin des abeilles pour être fécondées. Sans elles, ni pollinisation, et pratiquement ni fruits, ni légumes. « Trois quart des cultures qui nourrissent l'humanité en dépendent », résume Bernard Vaissière, spécialiste des pollinisateurs à l'Inra (Institut national de recherche agronomique). Arrivée sur Terre 60 millions d'année avant l'homme, Apis mellifera (l'abeille à miel) est aussi indispensable à son économie qu'à sa survie. Aux Etats-Unis, où 90 plantes alimentaires sont pollinisées par les butineuses, les récoltes qui en dépendent sont évaluées à 14 milliards de dollars.

Faut-il incriminer les pesticides ? Un nouveau microbe ? La multiplication des émissions électromagnétiques perturbant les nanoparticules de magnétite présentes dans l'abdomen des abeilles ? « Plutôt une combinaison de tous ces agents », assure le professeur Joe Cummins de l'université d'Ontario. Dans un communiqué publié cet été par l'institut Isis (Institute of Science in Society), une ONG basée à Londres, connue pour ses positions critiques sur la course au progrès scientifique, il affirme que « des indices suggèrent que des champignons parasites utilisés pour la lutte biologique, et certains pesticides du groupe des néonicotinoïdes, interagissent entre eux et en synergie pour provoquer la destruction des abeilles ». Pour éviter les épandages incontrôlables, les nouvelles générations d'insecticides enrobent les semences pour pénétrer de façon systémique dans toute la plante, jusqu'au pollen que les abeilles rapportent à la ruche, qu'elles empoisonnent. Même à faible concentration, affirme le professeur, l'emploi de ce type de pesticides détruit les défenses immunitaires des abeilles. Par effet de cascade, intoxiquées par le principal principe actif utilisé - l'imidaclopride (dédouané par l'Europe, mais largement contesté outre-Atlantique et en France, il est distribué par Bayer sous différentes marques : Gaucho, Merit, Admire, Confidore, Hachikusan, Premise, Advantage...) -, les butineuses deviendraient vulnérables à l'activité insecticide d'agents pathogènes fongiques pulvérisés en complément sur les cultures.

Butineuses apathiques

Pour preuve, estime le chercheur, des champignons parasites de la famille des Nosema sont présents dans quantités d'essaims en cours d'effondrement où les butineuses, apathiques, ont été retrouvées infectées
par une demi-douzaine de virus et de microbes.

La plupart du temps, ces champignons sont incorporés à des pesticides chimiques, pour combattre les criquets (Nosema locustae), certaines teignes (Nosema bombycis) ou la pyrale du maïs (Nosema pyrausta). Mais ils voyagent aussi le long des voies ouvertes par les échanges marchands, à l'image de Nosema ceranae, un parasite porté par les abeilles d'Asie qui a contaminé ses congénères occidentales tuées en quelques jours.

C'est ce que vient de démontrer dans une étude conduite sur l'ADN de plusieurs abeilles l'équipe de recherche de Mariano Higes installée à Guadalajara, une province à l'est de Madrid réputée pour être le berceau de l'industrie du miel espagnol. « Ce parasite est le plus dangereux de la famille, explique-t-il. Il peut résister aussi bien à la chaleur qu'au froid et infecte un essaim en deux mois. Nous pensons que 50 % de nos ruches sont contaminées. » Or l'Espagne, qui compte 2,3 millions de ruches, est le foyer du quart des abeilles domestiques de l'Union européenne.

L'effet de cascade ne s'arrête pas là : il jouerait également entre ces champignons parasites et les biopesticides produits par les plantes génétiquement modifiées, assure le professeur Joe Cummins. Il vient ainsi de démontrer que des larves de pyrale infectées par Nosema pyrausta présentent une sensibilité quarante-cinq fois plus élevée à certaines toxines que les larves saines. « Les autorités chargées de la réglementation ont traité le déclin des abeilles avec une approche étroite et bornée, en ignorant l'évidence selon laquelle les pesticides agissent en synergie avec d'autres éléments dévastateurs », accuse-t-il pour conclure. Il n'est pas seul à sonner le tocsin. Sans interdiction massive des pesticides systémiques, la planète risque d'assister à un autre syndrome d'effondrement, craignent les scientifiques : celui de l'espèce humaine. Il y a cinquante ans, Einstein avait déjà insisté sur la relation de dépendance qui lie les butineuses à l'homme : « Si l'abeille disparaissait du globe, avait-il prédit, l'homme n'aurait plus que quatre années à vivre. »

Paul Molga
par peaceandlover publié dans : Protection de notre environnement
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Lundi 10 septembre 2007
Une vingtaine de ministres et de représentants des Affaires étrangères et de l'Environnement ont mené à Rio une réunion pour tenter d'accélérer la création d'une Organisation des Nations Unies pour l'Environnement (ONUE).

"Ce qu'on a réussi à faire pour le commerce avec l'OMC, on doit réussir à le faire pour l'environnement", a déclaré à l'AFP le ministre français du Développement durable, Jean-Louis Borloo, rappelant que l'initiative de ce projet revenait à l'ancien président Jacques Chirac.

"Le Brésil et l'Afrique du Sud ont pris le relais" et aujourd'hui des pays comme la Chine, l'Inde, la Russie et le Pakistan, plutôt réticents au départ sont à Rio de Janeiro, s'est-il réjoui.

"On travaille sur un texte de résolution portant création de l'Organisation des Nations Unies pour l'Environnement (ONUE) qui pourra être présenté à l'Assemblée générale de l'ONU dès cet automne", a précisé M. Borloo.

Dans son discours d'ouverture de la réunion de deux jours, le ministre brésilien des Affaires étrangères, Celso Amorim, a souligné que "l'environnement était devenu une question d'Etat au Brésil".

Selon lui, il est "urgent" d'atteindre d'ici 2012 "une coopération internationale effective".

"La création d'une nouvelle organisation ou agence dans le système des Nations Unies, qui pourra résulter de cette réflexion, doit contribuer à la cohésion et à l'efficacité des instances existantes", a-il ajouté, appelant à être "audacieux et créatif" pour "ne pas perdre ce que nous avons déjà conquis" depuis le Sommet de la Terre en 1992 à Rio.

Il a insisté sur l'importance des "nouveaux partenariats Sud-Sud" sur l'environnement, citant les accords entre la Chine et le Brésil pour surveiller par satellite les déboisements et soulignant la baisse significative de la déforestation en Amazonie.

"Nous devons être créatifs et audacieux pour promouvoir des processus de décision non restreints aux Etats-Nation", a déclaré la ministre brésilienne de l'Environnement, Marina Silva. Elle a estimé que "le concept de développement durable avait évolué plus vite que son implantation", après Rio-92.

Outre le Brésil, les représentants des pays les plus actifs participent aux débats: Afrique du Sud, Allemagne, Antigua-et-Barbuda, Argentine, Chine, Costa Rica, Egypte, Etats-Unis, Russie, France, Inde, Indonésie, Italie, Japon, Mexique, Pakistan, Portugal, Kenya, Royaume-Uni, Sénégal et Venezuela.

AFP

par peaceandlover publié dans : Protection de notre environnement
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Dimanche 9 septembre 2007
La voiture n'étant pas écologique, autant apprendre à conduire "intelligent". Tout devrait nous y inciter : le réchauffement climatique, les maladies respiratoires, la hausse continue du prix du pétrole et donc du prix de l'essence à la pompe... D'ailleurs, chercher à atténuer une situation sanitaire et environnementale préoccupante n'est pas une mauvaise affaire. C'est l'occasion de réaliser quelques économies.

La cinquième Semaine de la mobilité, organisée en France du 16 au 22 septembre à l'initiative de la Commission européenne, vise à encourager les changements des comportements au volant. Et à nous faire découvrir l'"écoconduire".

Trois Français sur quatre utilisent chaque jour un véhicule. Or la circulation routière est responsable d'environ un cinquième des émissions de dioxyde de carbone (CO2), dont 12 % sont le fait des voitures particulières. Hélas, les améliorations techniques des constructeurs exigées par Bruxelles ne compensent pas l'augmentation du trafic ni le fait que les voitures sont de plus en plus lourdes. Au conducteur, donc, de limiter son empreinte écologique.

L'Agence de l'environnement et de la maîtrise de l'énergie (Ademe) a calculé que, lorsque les automobilistes abaissent leur vitesse de 10 km/h sur autoroute ou voie rapide, ils économisent 1 litre de carburant aux 100 km. Si les Français respectent les limitations en vigueur, par exemple de 130 km/h sur autoroute, ils économiseront chaque année 700 000 tonnes de carburant. Toujours selon l'Ademe, un automobiliste qui sollicite trop brutalement sa mécanique consomme 40 % de carburant en plus. De même, il faut veiller à ne pas utiliser systématiquement la climatisation, qui entraîne une surconsommation de 25 % à 30 % en ville et représente à elle seule de 10 % à 15 % des rejets de gaz à effets de serre.

Notre façon de conduire n'est plus adaptée aux technologies cachées sous le capot des voitures. Aussi, sur certains nouveaux modèles, un témoin lumineux indique désormais le moment le plus opportun pour passer une vitesse.

La France "très en retard"

La plupart des voitures sont désormais équipées d'un régulateur de vitesse, qui favorise la fluidité du trafic. Cet équipement permet de rouler sans à-coups, donc de consommer moins, mais ne doit pas pour autant inciter le conducteur à relâcher son attention.

Enfin, l'entretien régulier du véhicule et la vérification de la pression des pneumatiques contribuent également à réduire la consommation. Autres solutions à ne pas négliger : choisir les véhicules les moins polluants, opter pour les biocarburants... et pratiquer le covoiturage.

Jusqu'ici, on ne parlait pas de conduite "verte" en France. "Contrairement aux Pays-Bas, à la Finlande ou à la Suisse, nous sommes très en retard en matière de formation à l'écoconduite", affirme Elisabeth Couzineau, du cabinet Atlante Conseil. Un premier groupe de travail, créé en janvier avec la Sécurité routière, doit élaborer dans deux ans la première écoformation destinée aux auto-écoles.

En attendant, La Poste, qui utilise 42 000 véhicules, a déjà entrepris de sensibiliser ses facteurs à une conduite respectueuse de l'environnement. Quelque 400 facteurs suivent chaque semaine un stage. En attendant l'arrivée de véhicules électriques qui se substitueront progressivement aux Renault Kangoo à essence.



Treize conseils

1. Passer une vitesse le plus rapidement possible et quand le moteur atteint
un régime optimal.
2. Maintenir une vitesse stable.
3. Regarder loin devant pour anticiper le trafic.
4. Décélérer progressivement.
5. Couper le moteur lors des arrêts de courte durée.
6. Lors du démarrage du moteur, ne pas appuyer sur l'accélérateur.
7. A l'approche d'un virage, ralentir en relâchant lentement l'accélérateur
ou en freinant plutôt qu'en passant la vitesse.
8. Eviter les surcharges.
9. Eviter les coffres de toit et d'encombrer le toit du véhicule.
10. Contrôler la pression des pneus de sa voiture une fois par mois.
11. Limiter l'utilisation de la climatisation.
12. Utiliser, quand c'est possible, le régulateur de vitesse.
13. Et dès que cela s'y prête, marcher, pédaler, bouger !

Florence Amalou
par peaceandlover publié dans : Protection de notre environnement
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Lundi 23 juillet 2007
CO2 Saver est un petit programme sympa et gratuit qui va vous permettre d'économiser un peu d'énergie en optimisant les paramètres de gestion d'énergie de Windows XP et/ou Windows Vista.

Bien sûr, le moyen le plus simple et le plus efficace à ce jour est encore d'éteindre votre ordinateur quand vous ne l'utilisez pas, mais on n'a pas toujours ce réflexe.

Alors pour palier à cela, CO2 Saver distribué par la société Snap.com est un petit utilitaire qui optimise les options de gestion d'alimentation de Windows sans devoir se coltiner les options de Windows dans le panneau de configuration pour la gestion des disques durs, de l'extinction de l'écran ou encore de la mise en veille.

CO2 Saver va donc le faire pour vous après quelques étapes de configuration toutes simples et en prime, il vous installe une petite barre d'outils vous indiquant votre économie d'énergie en Kg d'émission CO2, mais aussi de celle toute la communauté de CO2 Saver (de tous ceux ayant installé CO2 Saver).

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Mardi 17 juillet 2007
Selon l'étude de Cord Jakobeit, professeur de l'université de Hambourg publiée par Greenpeace en Allemagne, le réchauffement climatique pourraient générer 200 millions de réfugiés dans les 30 prochaines années.

Les experts du Giec, groupe intergouvernemental d’experts sur l’évolution du climat, annoncent une augmentation des températures d’ici 2050 de 1,8 à 3,0 degrés. Cette hausse des températures entraînera pour 3,2 milliards de personnes, soit un tiers de la population mondiale, une pénurie d’eau et 600 millions de personnes manqueront de nourriture. Les conditions de vie pour des centaines de millions de personnes, en particulier dans les pays les plus pauvres du monde, vont se détériorer et les habitants seront forcés de quitter leur pays pour survivre.

C’est déjà le cas pour plus de 20 millions de personnes qui sont déplacées à cause des conséquences du réchauffement climatique, surtout dans le Sahel africain, le Bangladesh et des îles du Pacifique sud.

" Les plus pauvres de ce monde, qui ne sont pas responsables du réchauffement climatique, sont les premières victimes. Les Etats les plus industrialisés et les plus riches refusent de voir en face l’urgence des changements climatiques. Comme nous avons pu le constater lors du dernier G8, ces « états pollueurs » refusent de se fixer des objectifs contraignants. En revanche, ils savent très bien se protéger par des lois contre l’immigration qui sera de plus en plus importante si on n’agit pas très vite" explique Andree Böhling, chargé de la campagne climat à Greenpeace Allemagne.

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Mardi 17 juillet 2007
Ouverture du marché de l’électricité : convertissez-vous à l’électricité verte !
À partir du 1er juillet 2007, le marché français de l’énergie s’ouvre à la concurrence. Direct Énergie, EDF, Electrabel, Enercoop, Gaz de France, GEG Sources d’énergies, Poweo et peut-être d’autres encore : la concurrence entre ces nouveaux opérateurs promet d’être rude. En ce qui concerne les prix, bien sûr, mais aussi par rapport au respect de l’environnement : les nouveaux venus sur le marché de l’électricité vont sans nul doute rivaliser d’offres dites « vertes ».

Attention, les « offres vertes » ne se valent pas toutes !
L’énergie « verte » désigne l’électricité issue de sources renouvelables, comme la petite hydraulique, l’éolien, la géothermie, le solaire ou la biomasse. Mais la plupart des offres « vertes », que vont vous proposer les fournisseurs d’électricité, risquent d’être davantage une bonne affaire pour eux que pour l’environnement. À l’heure où l’écologie est aussi devenue un argument marketing, il est nécessaire de débusquer les imposteurs…

Écolo Watt, pour bien choisir son fournisseur d’électricité verte
Voilà pourquoi Greenpeace propose Écolo Watt, un système de notation des différents fournisseurs. L’objectif est double : d’abord aider les consommateurs à s’y retrouver et éclairer leur choix, et ensuite mettre en valeur les opérateurs qui adoptent une démarche résolument écologique. Opter pour un fournisseur d’énergie bien noté par Écolo Watt, c’est faire la révolution énergétique à la maison !

Pour découvrir Écolo Watt, le comparatif écolo des fournisseurs d’électricité, cliquez ici.

Selon Écolo Watt, Enercoop apparaît de très loin comme le seul fournisseur à proposer aux consommateurs une offre écologique sérieuse. À part GEG Sources d’énergies, qui atteint un niveau moyen, tous les autres opérateurs réalisent des performances globales mauvaises (Poweo, Electrabel, Gaz de France), voire catastrophiques (EDF et Direct Énergie).

Pour lire le rapport complet Écolo Watt, la méthodologie du classement et l’analyse des résultats, cliquez ici.
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