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Vendredi 12 octobre 2007
gore-nobel-de-la-paix.JPGLe changement climatique sera-t-il source de conflits dans l’avenir ? La préservation de l’environnement peut-elle permettre d’apaiser des tensions ? Oui, vient de répondre le comité des Nobel. Les cinq sages norvégiens ont attribué le prestigieux prix Nobel de la paix à l’ancien vice-président des Etats-Unis, Al Gore, et au groupe intergouvernemental d’experts sur le Climat (Giec) des Nations unies.

Une personnalité et une institution récompensées «pour leurs efforts de collecte et de diffusion des connaissances sur les changements climatiques provoqués par l’homme et pour avoir posé les fondements pour les mesures nécessaires à la lutte contre ces changements», a déclaré à Oslo le président du comité Nobel, Ole Danbolt Mjoes.

Si le nom de celui qui fut le collaborateur de Bill Clinton est internationalement connu, celui du Giec l’est moins.La décision du comité des Nobel est d’autant plus symbolique que se tiendra, du 3 au 14 décembre, la conférence de Bali, un rendez-vous international destiné à jeter les bases des prochaines politiques de réduction des gaz à effet de serre. De la part du jury, cela ressemble à un coup de pouce au clan écologiste, dont Al Gore est devenu l’une des figures les plus médiatiques, comme le montre l’intérêt que lui accordent les politiques, soucieux de souligner leur engagement pour la planète. Quelques jours à peine après avoir été nommé ministre français de l’Ecologie, du Développement et de l’Aménagement durables, Jean- Louis Borloo s’est empressé de rencontrer l’Américain.

Il faut dire que l’implication d’Al Gore sur ces sujets ne date pas d’hier. Et qu’il a su faire preuve d’une force de persuasion étonnante. Dans son dernier livre, Donner (éd. Odile Jacob), Bill Clinton reconnaît que son ancien vice-président l’a convaincu de l’urgence environnementale. Aujourd’hui, la lutte contre le réchauffement climatique est l’une des missions de la fondation Clinton. Après sa défaite à l’élection présidentielle en 2000, Al Gore, infatigable conférencier, se met à arpenter les routes américaines. Pendant cinq années, il parcourt les Etats-Unis pour convaincre les foules de la véracité du réchauffement climatique. Al Gore est un orateur drôle, pertinent. Afin de montrer à quel point la concentration de CO2 dans l’atmosphère a augmenté pendant la deuxième moitié du XXe siècle, il utilise un chariot élévateur qui l’emporte à plusieurs mètres du sol. Ses conférences sont filmées et donneront lieu au film de David Guggenheim, Une vérité qui dérange, projeté l’année dernière en France, dans lequel Al Gore joue son propre rôle. Il se livre un peu, explique beaucoup. Certaines des images qu’il montre font le tour du monde. C’est le cas d’une simulation dans laquelle une bonne moitié de Manhattan se retrouve sous les flots à l’horizon de 2050 ; où les Pays-Bas sont submergés, tout comme le Bangladesh. Ces images interpellent la population, alors que le cyclone Katrina vient de ravager la Nouvelle-Orléans, et que la Grande- Bretagne s’apprête à vivre des inondations d’une ampleur jamais connue auparavant.

Dans le grand nord, les communautés de l’Arctique font partie des populations les plus touchées par le réchauffement climatique. Dans les régions polaires, l’élévation des températures est plus rapide qu’ailleurs. Ces derniers jours, le nom de Sheila Watt-Cloutie, représentante inuite, était souvent cité pour le plus prestigieux des prix Nobel. C’est finalement le Giec qui sera le corécipiendaire d’Al Gore. Ce comité réunissant des scientifiques du monde entier est chargé de faire l’état de l’art de la connaissance scientifique dans le domaine du climat. Ses dernières conclusions, rendues publiques cette annnée, sont inquiétantes et qualifient de «très probable» le lien entre activité humaine et réchauffement climatique. Depuis quelques jours, plusieurs noms circulaient, parmi lesquels celui de l’ancien président finlandais Martti Ahtisaari. Comme toujours, le comité des Nobel a entretenu le suspens jusqu’au dernier moment. Son choix fera l’unanimité.

Direct Soir

Le Réseau "Sortir du nucléaire" rappelle que Al Gore ne soutient pas l'énergie nucléaire pour lutter contre le réchauffement climatique
 
Le jour même où Al Gore s'est vu attribuer le Prix Nobel de la Paix pour son combat pour le climat, le Président français Sarkozy est en visite à la centrale nucléaire de Penly et prétend que le nucléaire permet justement de lutter contre le réchauffement climatique.
 
Il est donc nécessaire de rappeler que Al Gore a à plusieurs reprises pris position contre l'utilisation du nucléaire dans le but de réduire les émissions de gaz à effet de serre. L'ex-Vice Président américain explique à juste titre que la contribution du nucléaire contre le réchauffement est et va rester très faible.
 
Il ajoute que, dans ses fonctions de Vice Président des USA, il a pu constater que c'était l'accès à l'arme atomique qui expliquait l'intérêt de certains pays pour le nucléaire, et non la lutte contre le réchauffement.
 
A quelques jours du Grenelle de l'environnement, il est temps que le Président français suive l'exemple de Al Gore et comprenne que le nucléaire est l'ennemi de la planète et des êtres vivants.
 

Considérez-vous l'énergie nucléaire comme une bonne solution de rechange à la consommation de combustibles fossiles?

Al Gore : Je ne crois pas à cette option. Il est possible que l'énergie nucléaire soit de plus en plus employée, mais il faut que son utilisation reste minime. Cette option est compliquée, pour deux raisons. La première en est le coût, car cette technologie demeure onéreuse. La deuxième, et non la moindre, est le risque que comporte l'énergie nucléaire. En autorisant son emploi, on augmente considérablement le risque de prolifération d'armes nucléaires. Les huit années que j'ai passé à la Maison-Blanche m'ont montré les dimensions de ce défi. Certains pays ont fait part de leur intention de se doter de la technologie nucléaire pour produire de l'énergie, alors qu'ils étaient en fait intéressés par les armes nucléaires. Actuellement, des Etats comme la Corée du Nord et l'Iran font peser une réelle menace. Toutefois, si l'on conçoit une nouvelle génération de réacteurs plus sûrs, l'utilisation modérée de cette énergie pourra être tolérée.

Réseau "Sortir du nucléaire"
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par peaceandlover publié dans : Paix
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Dimanche 24 juin 2007
Le 19 juin 2007, à 11 Heures, plusieurs équipes d’'Inspecteurs citoyens du collectif « Non au missile M51 » ont procédé à l’inspection inopinée du Centre d’'Essais et de Lancement de Missile des Landes. La cellule d'’investigation du collectif avait en effet pu découvrir qu'’un nouveau tir d’'essai du missile nucléaire d’'attaque français, le M51, était prévu ce matin à 9h00, dans le plus grand secret.

Constatant le flagrant délit de violation de l’article 6 du Traité de Non Prolifération, rejoint par la France en 1992, les Inspecteurs ont immédiatement interrompu le tir et s’'emploient à collecter les preuves du crime contre le droit international et la paix préparé au Centre d’'Essais et de Lancement de Missiles des Landes.


« Ces tirs d’essai préparés à l’insu des populations constituent de véritables provocations contre la paix », déclare Pierre Villard, porte-parole du collectif « Non au missile M51 ». « On ne peut pas à la fois accuser l'’Iran de vouloir se doter de la bombe et menacer ce pays avec un nouveau missile d’'attaque qui pourrait opérer des frappes nucléaires soi-disant "chirurgicales" sur la population iranienne. Encore une fois, la France joue au pompier pyromane en s’autorisant à violer ouvertement la lettre et l’esprit du Traité de Non Prolifération. Y aurait-il deux poids deux mesures pour le respect du droit international ? »

Avec le missile nucléaire d’attaque M51, la France cherche à se doter d’une arme de destruction massive capable de frapper des cibles situées à plus de 6000 km. Comme le présentait Jacques Chirac dans un discours prononcé sur la base nucléaire de l’Ile Longue (Brest), le 19 janvier 2006, l’objectif est clair : il s’agit de pouvoir frapper à l’arme nucléaire (avec des têtes nucléaires de puissance réduite, les mini-nukes) les sites stratégiques (militaires, mais aussi industriels ou politiques) d’une puissance régionale pas nécessairement dotée de la capacité nucléaire, mais qui nuirait d’une façon quelconque à nos « approvisionnements
stratégiques », notamment pétroliers…

Pour Pierre Villard « Après les annonces d'’intention des USA d'’installer dans plusieurs pays d’'Europe des bases du programme de défense anti-missile, cette tentative d'’essai ajoute à l'’instabilité internationale. Il devrait vraiment y avoir d’autres priorités pour le nouveau Président de la République ».

« Il est urgent d’arrêter le programme M51 et de réaffecter ses 15 milliards d'’Euros à des dépenses qui favorisent véritablement la paix et la justice, par exemple dans la satisfaction des besoins sociaux ou le domaine de l’énergie, en encourageant la substitution des énergies renouvelables aux énergies fauteuses de guerre » conclut Pierre Villard.

par peaceandlover publié dans : Paix
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Dimanche 4 février 2007

47,7 milliards d'euros, pensions comprises ! Telle sera la somme allouée à nos forces armées pour 2007. Malgré l'absence totale de menace de la part d'une puissance majeure depuis la fin de la guerre froide, l'Assemblée nationale a voté le 8 novembre 2006 le budget de la défense le plus élevé d'Europe (avec celui du Royaume-Uni)... dans le silence le plus complet.

Un budget exorbitant

Ce budget ravit la ministre de la Défense, avec une nouvelle hausse de 2,2 % par rapport à 2006, soit une augmentation globale sur ces cinq dernières années de 7,74 milliards d'euros. Chaque jour 131 millions d'euros seront dépensés dans le fonctionnement et les infrastructures militaires françaises... Par cette hausse moyenne de 2 % par an de son budget de la défense, la France participe activement à une nouvelle course aux armements mondiale.

Les véritables menaces...

Une nouvelle fois le budget militaire se concentre sur des programmes qui laissent planer le doute sur leur efficacité, tant sur leur utilisation que sur leur utilité dans la protection de nos frontières et de nos intérêts vitaux. Notre force nucléaire peut-elle jouer un rôle dans un monde où le terrorisme est la première menace ? Pourquoi vouloir un second porte-avions qui ne sera utilisé qu'épisodiquement (le Charles-de-Gaulle est immobilisé 16 mois tous les 7 ans) ?

A contrario, il est étonnant que ce budget ne prenne pas encore en compte les menaces liées au réchauffement climatique qui sans aucun doute mêleront à l'avenir notre pays à de nombreux conflits de moyenne intensité. II serait sans doute temps de démilitariser le concept de sécurité et d'intégrer la notion de sécurité humaine à notre perception de la sécurité mondiale.

Une économie de guerre

Le programme équipement des forces représente à lui seul 10,41 milliards d'euros. 18,7 % serviront à moderniser l'armement nucléaire : poursuite de la construction du 4ème sous-marin nucléaire, du programme M51 et du laser Mégajoule... L'économie française repose ainsi en partie sur une économie de guerre qui emploie plus de deux millions de salariés. Cependant, nous pouvons nous interroger sur la réalité des bénéfices de cette économie, quand on compare les dépenses militaires aux emplois occupés (subventions à outrance contrats surestimés) et aux conséquences pou l'environnement (essais nucléaires, pollutions provoquées par la fabrication et les essais de nouvelles armes) et pour la santé (amiante, radioactivité etc. )...

Absence de débat

L'Assemblée nationale, comme à son habitude, a approuvé presque sans opposition ni débat le budget de la défense 2007. Il est étonnant que cette institution démocratique se transforme le temps d'un vote en une simple chambre d'enregistrement. Aucune véritable réflexion ou interrogation ne sont faites par les députés (de la majorité ou de l'opposition). II est de nature il est vrai d'imiter Ia grande muette l'espace de quelques heures. Dommage ! Nous, acteurs de la société civile aurions souhaité la mise en place de véritable débats publics pour comprendre les raisons qui poussent notre État à se sur-militariser.

Course mondiale aux surarmements

La France est donc un des acteurs-clés de la militarisation mondiale - le 4ème -, l'ensemble de dépenses mondiales était évalué en 2005 à 1118 milliards de dollars. Les principaux acteurs de cette course sont bien sûr les États qui revendiquent Ie droit à disposer d'un armement nucléaire (États Unis, Royaume-Uni, France, Chine, Inde, Russie) ou plus simplement d'une force armée disposant de dernières technologies militaires (Japon Allemagne).

Révue "Sortir du Nucléaire", n°33

par peaceandlover publié dans : Paix
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Vendredi 10 novembre 2006

L 'armée française a procédé jeudi 9 novembre au premier tir réussi du nouveau missile stratégique M-51. Capable d’atteindre une cible située à 8.000 km, le M51, construit par EADS, est destiné à équiper à partir de 2010, les sous-marins nucléaires lanceurs d'engins de nouvelle génération (SNLE) de la force océanique stratégique française (FOST).

Cet essai est une violation du traité de non-prolifération des armements nucléaires, et une immense provocation vis-à-vis de la communauté internationale, leur donnant ainsi des arguments plus que valables pour se doter à leur tour de l'arme nucléaire.

par peaceandlover publié dans : Paix
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Jeudi 31 août 2006

C'est désormais officiel : la France fabrique un super-missile, le M51, qui sera équipé de mini-têtes nucléaires d'attaque : après les Etats-Unis et la Grande-Bretagne, elle rompt avec la traditionnelle doctrine de la dissuasion pour adopter LA GUERRE PREVENTIVE A L'ARME NUCLEAIRE.

Le lieu du crime ? Le Centre d'Essais des Landes, près de Biscarosse, à 50 km de Bordeaux, où sera testé cette année le missile M51. Avec une portée de 10 000 km et une précision jamais égalée, il menacera la planète entière de ses mini-têtes nucléaires d'attaque : en faisant un peu moins de morts que la bombe d'Hiroshima, elles rendront plus acceptables aux yeux des opinions publiques les futures frappes nucléaires « préventives »... Quel cynisme !

Le scandale ? Ces essais sont une violation flagrante du Traité de Non-Prolifération, qui commande à la France de désarmer. Elle avait commencé de le faire, comme les autres puissances nucléaires, entre 1980 et 1995 : la moitié des armes nucléaires mondiales furent éliminées. Mais elle a continué d'alimenter la prolifération nucléaire en vendant ses technologies « civiles » au plus offrant, et décide aujourd'hui de réhabiliter l'arme nuclaire en faisant de celle-ci une arme d'attaque. Ce mépris du droit ne peut qu'encourager les pays menacés par ces mini-bombes à se doter à leur tour de l'arme nucléaire...

Agir contre les essais du M51: Avec une large coalition d'associations (ATTAC, le Réseau Sortir du Nucléaire, le Mouvement de la Paix, Greenpeace, le MAN, les faucheurs volontaires...) et le soutien de forces politiques progressistes (les Verts, la LCR...), sont organisés les 22-24 septembre prochains :
¤ Une « inspection citoyenne » du Centre d'Essais des Landes, près de Bordeaux. Comme le feraient des inspecteurs de l'ONU chargés de vérifier le respect du Traité de Non-Prolifération, et afin d'obtenir l'arrêt des essais du M51 qui s'y dérouleront à l'automne, nous procèderons symboliquement à une inspection de ce site militaire nucléaire, ce qui ne s'est jamais fait en France.
¤ Des forums et 3 concerts (à prix libre !), chaque soir, avec des artistes qui s'engagent contre le M51 et ses mini-bombes nucléaires : Johnny Clegg, les Motivés, la Ruda Salska, les Ogres de Barback, Marcel et son Orchestre, 113, La Phaze, Riké (Sinsemilia), Enhancer, High Tone, Tagada Jones, Désert Rebel, et la participation exceptionnelle d'un groupe mythique bien connu des militants.

Pas de sortie du nucléaire civil sans abolition de l'arme nucléaire. La mobilisation de Cherbourg a permis de redonner de la visibilité à la question de la sortie du nucléaire. Mais nous le savons, nucléaire civil et militaire sont très liés : les programmes civils ont souvent servi à alimenter des programmes nucléaires militaires auxquels ils fournissaient et fournissent encore la matière première, les personnels et les technologies, ainsi qu'une habile couverture. C'est à nous de faire en sorte que les Landes soient le Cherbourg du nucléaire militaire, et que les deux questions se trouvent enfin reliées dans l'opinion publique et le débat présidentiel.

Pour aider, participer, soutenir, organiser covoiturage ou profiter des départs collectifs prévus... : http://www.nonaumissileM51.org/

Et aussi : le festival « Fichez-nous la paix », dédié au désarmement nucléaire et co-organisé en partenariat avec Greenpeace, se tiendra les 8-9 septembre prochains à Saint-Nolff (Vannes, Bretagne). Renseignements sur http://www.nonaumissileM51.org/

par peaceandlover publié dans : Paix
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Jeudi 4 mai 2006

Le symbole de la paix, probablement le symbole le plus universellement connu, fut en fait, lors de sa création, l'emblème des opposants à l'armement nucléaire. Il fut créé le 21 février 1958 par Gerald Holtom, un artiste membre de la « Nuclear Disarmement Campaign », (Campagne pour le désarmement nucléaire) britannique (CND), à la demande de Bertrand Russell, organisateur et leader du mouvement. De nos jours, il est toujours identifié comme tel en Grande-Bretagne mais, partout ailleurs sur la planète, il est l'emblème de la paix, de la non-violence et du pacifisme.


Les modèles originaux du symbole furent façonnés sur de l'argile et distribués aux gens, avec une note signifiant que ces badges qu'ils portent seraient parmi les seuls artefacts humains à résister à une guerre nucléaire. Son concepteur s'est basé sur le code sémaphore britannique pour créer ce symbole, les deux branches qui pointent à  gauche et à  droite signifient « N » et la barre centrale « D », pour « Nuclear Disarmament ».

par peaceandlover publié dans : Paix
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Mercredi 19 avril 2006

Une infraction consciente et intentionnelle
1. L'acte de désobéissance doit être une infraction consciente et intentionnelle, ainsi l'acte de désobéissance doit violer une règle de droit positif. On remarquera ici que l'infraction peut porter sur la norme contestée directement, dans ce cas on parle de désobéissance directe. Mais la norme violée peut ne pas être celle contestée, on parle alors de désobéissance civile indirecte.
On considère qu'un acte est constitutif d'un acte de désobéissance civil lorsque ses auteurs prennent le risque de commettre un acte qui est, aux yeux de l'opinion publique et au yeux des autorités, généralement tenu comme une infraction.

Un acte public
2. L'acte de désobéissance se traduit par une attitude publique, ce qui la différencie de la désobéissance criminelle cette dernière, ne prospérant que dans la clandestinité (parfois avec une revendication).
Dans la désobéissance civile, la publicité vise à écarter tout soupçon sur la moralité de l'acte, à lui conférer, en outre, une valeur symbolique ainsi que la plus grande audience possible afin que l'acte ait le plus grand retentissement pour modifier le sentiment de l'opinion publique. L'acte vise ainsi la plus grande médiatisation possible et peut rentrer dans une stratégie de provocation et d'agitprop

Un mouvement à vocation collective
3. L'acte de désobéissance s'inscrit dans un mouvement collectif. Elle est l'acte d'un groupe qui se présente comme une minorité agissante, et se traduit par l'action concertée de celle-ci, « loin de procéder de la philosophie subjective de quelques individus excentriques la désobéissance civile résulte de la coopération délibérée des membres du groupe tirant précisément leur force de leur capacité d'oeuvrer en commun. » La désobéissance est donc par nature collective. Cependant rien n'empêche que le sursaut moral d'un individu ne finisse par mobiliser un courant plus large qui pourra alors être qualifié de désobéissance civile.

Une action pacifique
4. Le désobéissant use généralement de moyen pacifique. La désobéissance civile vise à appeler aux débats publics et pour ce faire elle en appelle à la conscience endormie de la majorité plutôt qu'à l'action violente. C'est un des traits qui la distingue de la révolution, qui pour arriver à ses fins n'hésitera pas à en appeler à la force. En outre l'opposition à la loi qui est inhérente à la désobéissance civile se fait dans une paradoxale fidélité à une loi supérieure, il n'y a donc pas dans l'esprit de la désobéissance civile de violence.

Un but : la modification de la règle
5. La désobéissance civile poursuit des fins novatrices. Elle vise l'abrogation ou tout au moins la modification de la norme contestée.

Des principes supérieurs
6. La désobéissance civile fait appel à des « principes supérieurs » à l'acte contesté, c'est sans doute le trait le plus important de la désobéissance civile puisque c'est lui que lui donne une certaine légitimité.
On s'aperçoit que par ce trait, la désobéissance civile, loin d'affaiblir les institutions, peut au contraire les renforcer en provoquant une compréhension plus claire de leurs idéaux fondateurs et en faisant participer davantage l'opinion publique au processus normatif.

La désobéissance civile peut être considérée comme une garantie non juridictionnelle des libertés publiques, garantie exercée par les gouvernés eux-mêmes.

Le XXe siècle fut marqué par deux grandes figures de la désobéissance civile, Mohandas Gandhi et Martin Luther King :
Ainsi le 11 septembre 1906, Gandhi a réuni 3000 personnes au Théâtre Impérial de Johannesburg et obtient comme dans une sorte de nouveau Serment du Jeu de Paume de la Révolution française. Il obtient de l'assemblée ainsi réunie le serment de désobéissance. Cela lui vaudra en 1907 ses deux premiers séjours en prison. Par la suite, Gandhi développa l'idée de désobéissance civile a travers le concept de Satyagraha (littéralement la voie de la vérité), qui lui permis de mener sa lutte non violente contre le racisme en Afrique du Sud et de s'opposer à la politique coloniale du Royaume-Uni en Inde, puis pour l'indépendance de l'Inde. Le 17 mars 1930, Gandhi lance une « Marche du sel », vers les marais salants de Jabalpur, distants de 300 km. Le gouvernement anglais détient en effet le monopole du sel qui lui rapporte 15 millions de francs or par an, utilisés pour l'entretien des troupes coloniales. Arrivés sur place le 6 avril 1930, à 8 h 30 du matin, accompagnés de quelques milliers de sympathisants, les 50 000 marcheurs défient les autorités en récoltant du sel sur la plage, du sel qui sera vendu aux enchères pour la somme de 425 roupies, un montant non négligeable pour l'époque. L’armée ouvre le feu et tue des dizaines de manifestants - mais tout au long de la marche, Gandhi a diffusé une liste de règles religieuses du comportement non-violent qui seront scrupuleusement respectées ce jour-là. Les manifestants ne résistent pas, forçant le respect des soldats qui cessent de tirer.

Gandhi proposait les règles suivantes dans sa lutte non violente :
Un résistant civil ne doit pas avoir de colère.
Il supportera la colère de l'opposant, ainsi que ses attaques sans répondre. Il ne se soumettra pas, par peur d'une punition, à un ordre émis par la colère.
Si une personne d'autorité cherche à arrêter un résistant civil, il se soumettra volontairement à l'arrestation, et il ne résistera pas à la confiscation de ses biens.
Si un résistant civil a sous sa responsabilité des biens appartenant à d'autres, il refusera de les remettre, même au péril de sa vie. Mais il ne répondra pas à la violence.

La désobéissance civile fut par la suite adoptée par Martin Luther King, un leader du mouvement pour les droits civiques aux Etats-Unis dans les années 1960, la désobéissance civile consistait par exemple pour les noirs à s'asseoir dans les zones réservées aux blancs dans les restaurants ou dans les bus pour protester contre la ségrégation. La question de la ségrégation s'avérait particulièrement problématique aux Etats-Unis, la responsabilité incombant davantage aux citoyens privés, qu'aux pouvoirs publics. La désobéissance civile a aussi été utilisée par les militants pacifistes qui remettaient en cause l'esprit et les motifs de l'intervention militaire au Viêt-nam, ils organisaient notamment des sit-in qui paralysaient le centre des grandes villes.

Le concept de désobéissance civile gagne aujourd'hui de nouveaux partisans en France. Ainsi on peut citer le mouvement des écrivains et auteurs contre le projet de la loi Debré, les procès médiatisés de José Bové pour le démontage d'un magasin de fast-food ou l'arrachage de plants transgéniques ont suscité de vastes élans de solidarité et une amorce de débat sur la légitimité de ce type de pratique. Les actions de résistance pacifique du mouvement altermondialiste lors de ses « contre-sommets », ou des ateliers de formation à la désobéissance civile sont suivis par les militants de cette mouvance (afin d'apprendre des techniques illégales non-violentes et les attitudes à tenir en cas d'arrestation) démontre que la désobéissance civile est une « arme » à part entière des altermondialiste. La désobéissance civile a été utilisée à plusieurs reprises par les paysans du Larzac dans leur lutte contre l'extension du camp militaire entre 1971 et 1981.

par peaceandlover publié dans : Paix
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Mardi 10 janvier 2006

Le Visage de la Guerre, Dalli

Au commencement, l’Homme, comme tous les autres animaux (car nous sommes bien des animaux au même titre que tous les autres) étaient prédatés par d’autres animaux ; contre lesquelles ils essayaient de se battre de façon très rudimentaire. La population humaine n’augmentait donc pas de manière très significative. Puis, au cours de son évolution, l’Homme s’est construit de nouvelles armes de plus en plus performantes. La population a commencé à envahir toute la surface de la planète, et, peu à peu, a éliminer tous ses prédateurs, jusqu'à arriver jusqu’à son principal rival, lui-même. C’est à ce moment qu’il conçut LA Bombe ...

Ne se heurtant plus à ses prédateurs naturels, il s’en ait créé de nouveaux, et a trouver en ses congénères d’excellents amis de guerres.

Changeons ...

par peaceandlover publié dans : Paix
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Samedi 8 octobre 2005

Le prix Nobel de la paix 2005 a été attribué vendredi 7 octobre à l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA) et à son chef, l'Egyptien Mohamed ElBaradei, pour leurs efforts contre la prolifération des armes nucléaires.
Ils étaient l'un des grands favoris pour la prestigieuse récompense, qu'ils avaient manquée de peu en 2004.

par peaceandlover publié dans : Paix
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Samedi 8 octobre 2005

 

Un soldat ayant combattu en  Irak en 2003 dénonce la brutalité de l’intervention américaine.

Quel est le sens de votre démarche en écrivant votre livre, kill kill kill ?
Je voulais sensibiliser le monde autour des atrocités commises sur la population irakienne. Et me réconcilier avec moi-même. Je suis resté trois moi en Irak, au début de la guerre en 2003. J’y suis allé avec le sentiment d’avoir une mission : aider les Irakiens. Ce n’est qu’après que je me suis rendu compte que nous n’étions là que pour le pétrole.

Dans votre ouvrage, qui n’a pas trouvé d’éditeur aux Etats-Unis, vous parlez de « crimes de guerre » commis par les américains ...
Le terme est choisi. Les choses ont dérapé quand nous avons reçu un rapport des services secrets affirmant que tous les Irakiens étaient des terroristes potentiels. Les marines sont devenus nerveux et ont eût la gâchette facile. J’ai moi aussi tué des civils innocents. Ce sont des crimes de guerre car il s’est avéré qu’ils n’avaient ni armes ni explosifs.

Est-ce à ce moment que vous avez quitté l’armée ?
Oui. J’ai alors souffert de ce que l’on appelle un stress post traumatique. En décembre 2003, j’ai était « honorablement rendu à la vie civile ».

Comment ont réagi vos collègues de l’armée ?
On a essayé de me faire passer pour un objecteur de conscience, un délateur, ce qui est passible de prison.

Ancien recruteur pour l’armée, vous faites aujourd’hui partie d’un mouvement de « contre recrutement ».
L’armée, qui peine désormais à recruter, écume les abris des victimes des abris des cyclones Rita et Katrina pour courtiser des jeunes gens démunis, à qui les militaires promettent des tas de choses. Moi, je vais dans les écoles et les lycées pour raconter ce que j’ai vu et vécu. Pour que les jeunes sachent vraiment ce qu’est cette guerre.

Comment réagissent-ils ?
Beaucoup se doutaient que cela se passait comme ça. Mais c’est la première que quelqu’un leur dit vraiment . L’Amérique ouvre à peine les yeux sur les exactions que nous commettons en Irak.

Jimmy Massey
Kill kills kill
Edition Panama

par peaceandlover publié dans : Paix
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