- La vente de 2 EPR à la Chine est annulée
- Nouveaux retards sur le chantier EPR en Finlande
- Les ventes d'EPR dans le Golfe sont virtuelles
- L'EPR de Flamanville (Manche) est en sursis
Alors que M. Sarkozy, EDF et Areva ont annoncé avec tambours et trompettes, le 26 novembre dernier, la vente à la Chine de deux
réacteurs nucléaires de type EPR, il apparaît que cette vente est très virtuelle, voire même définitivement annulée. En effet, les Chinois conditionnent maintenant l'achat des deux
EPR à un "engagement irréversible" d'Areva à faire un transfert de technologie concernant le retraitement du combustible usé.
Désormais, soit Areva fait allégeance et transfère aux Chinois la technologie de retraitement, ce qui parait très improbable, soit la vente des deux EPR sera
définitivement annulée. Cette hypothèse est d'autant plus vraisemblable que, comme la plupart des pays qui ont des projets nucléaires, la Chine a constaté que l'EPR est un
réacteur archaïque. Certes, tous les réacteurs sont dangereux et, selon nous, devraient être fermés au plus vite, mais il apparaît que l'EPR est le pire de tous les réacteurs
existants.
D'ailleurs, le chantier du seul EPR exporté, en Finlande, compte désormais plus de deux ans de retard : le 28 décembre dernier,
information qui n'a hélas pas été diffusée en France, un retard de 6 mois supplémentaires a été déploré par les autorités finlandaises. Les pertes financières du chantier dépassent désormais
le milliard d'euros, facture qu'Areva est tentée de faire acquitter au moins partiellement par l'argent public français dans le cadre d'une garantie Coface(institution française qui garantit, en particulier avec l'argent public, les contrats industriels à l'exportation dans les pays instables).
Par ailleurs, les annonces récentes du VRPrésident Sarkozy, concernant la vente de réacteurs EPR dans certains pays méditerranéens (Libye, Abu Dhabi), ressemblent fort
à des effets d'annonce tant la construction de ces réacteurs semble lointaine voire improbable : on ne fait pas surgir des réacteurs nucléaires dans des pays où n'existent ni cadre légal, ni
autorité de sûreté, ni réseaux électriques adaptés.
Finalement, les différents effets d'annonce concernant de supposées ventes d'EPR à l'étranger semblent avoir pour seul objet de rendre acceptable
aux yeux de l'opinion publique française la construction d'un EPR à Flamanville (Manche). Il se trouve néanmoins que ce réacteur, dont la construction a tout juste commencé, est en sursis
: dans quelques semaines, la Cour administrative d'appel de Nantes rendra son verdict suite au recours déposé par le Réseau "Sortir du nucléaire" contre le permis de construire de l'EPR.
Réseau "Sortie du nucléaire"
Lire ici : http://futura24.site.voila.fr/nucle/react_constru.htm
En comparaison, l'énergie éolienne progresse plus vite depuis cinq ans que l'énergie nucléaire (monde entier).
Toutes précisions ici : http://futura24.site.voila.fr/electri/eole_nucle.htm
La puissance installée est de 62.770 MWe pour l'éolien contre 13.620 MWe pour le nucléaire. L'énergie supplémentaire qui sera produite à partir de des nouvelles capacités est de 125.600 GWh/an pour l'éolien et 98.000 GWh/an pour le nucléaire.
Dans les prochaines années, l'éolien va encore augmenter son avantage.