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Samedi 21 janvier 2006

Qu'est ce qu'un Ecovillage ?

Un écovillage  peut être petit (écohameau) ou plus important (écocité, développé  technologiquement) ou préférer la sobriété. Chacun a son propre habitat, son autonomie économique et idéologique, avec un esprit de partage et de solidarité. Un écovillage pratique les idées et techniques nouvelles ou traditionnelles visant à construire un futur durable. En résumé, la vocation des écovillages est de mettre en oeuvre un mode de vie collectif écologique et juste.

Les habitants d'un écovillage se fixent pour objectifs :
- de respecter I'être humain : économie à échelle humaine, démocratie directe, préoccupations sociales, solidarité, systèmes d'échange et liberté de conscience, intégration économique et culturelle dans le milieu local.
- de respecter l'environnement : emploi de techniques non polluantes et de matériaux sains, énergies renouvelables et recyclage des déchets.

La gamme étendue des activités dans un écovillage génère une économie locale:
- agriculture biologique, biodiversité, permacuIture.
- accueil, ressourcement, centre de formation.
- arts et artisanats.
- pépinière d'entreprises à critères éthiques.
- écoles alternatives, chantiers, réinsertion, recherche.

Chaque écovillage a son orientation, sa sensibilité et son fonctionnement propre.

L'AUTONOMIE
la volonté à se prendre en charge par soi-même et en interdépendance avec les autres la capacité à être responsable, en assumant les conséquences de ses actes; l'autonomie collective en matière économique et énergétique.

LA CONVIVIALITÉ
plus que l'acceptation d'autrui", c'est l'accueil ouvert fraternel et chaleureux, abordant l'autre avec ses différences par la recherche de relations pacfiées le couple, la famille, la «tribu», laboratores de la convivialité, doivent pouvoir s'épanouir harmonieusernent dans un écovillage.

L'OUVERTURE
à tous les habitants de la région; au milieu social, économique, culturel et aux institutions locales par la recherche de partenariats à l'ensernble du "mouvement altemati?' qui veut vivre et à travaiLler autrement.

LE RESPECT
DE LA NATURE par des comportements fondamentalement écologiques, au sens global et local du terme; DES AUTRES, sans vouloir leur imposer ses convictions, en offrant simplement l'exemple de son propre vécu - consensus dans les prises des décisions - capacité d'écouter l'autre, dans un dialogue franc et authentique respect des engagements pris - modalités pour gérer les conflits et en dégager tout le potentiel re-créateur; DE SOI-MÉME : refuser tout ce qui peut dégrader l'être humain comme l'alcoolisme et la drogue - progresser en se remettant en question.

LA SOLIDARlTÉ
favoriser un fonctionnement équitable plutôt que caritatif ; aide du groupe à ceux qui assument une activité nouvelle et difficile, solidarité active avec tout ce qui lutte pour une vie meilleure; favoriser la création d'autres types d'écovillages.

LA LIBERTE DE CROYANCE INDIVIDUELLE
esthétique, ethique ou spirituel, le dépassement de soi est d'un autre domaine que celui appréhendé par la raison et les sensations l'écologie intérieure est une expérience individuelle et indicible. Amour, Vérité, Justice ou Divin, ces aspirations à un autre «ordre du monde» sont à aborder librement, à partir des religions établies ou non, d'une démarche de développement personnel «laïque», ou d'une volonté d'expression artistique; l'éccovillage doit pouvoir devenir un lieu ouvert d'échanges et d'expériementations ; la liberté de conscience étant un processus individuel, cela implique le respect de celle des autres pour autant qu'elle ne compromet pas la biodiversité culturelle des écovillages.

L'économie de l'Ecovillage peut intégrer un Système d'Echange Local qui permet d'acquérir et d'échanger des connaissance, des biens et des services, sans utiliser d'argent en confrontant les différentes offres demandes.

Les éco-villages existent et fonctionnent depuis plusieurs années dans toutes les régions du monde, mais les réalisations les plus avancées et les plus importantes sont situées essentiellement dans les pays anglo-saxons.

Le Réseau Global d'Eco-villages (Global- Eco-village Network) a été créé à la suite de l'engagement pris par les principaux chefs d'état mondiaux au sommet de Rio en 1992. pour un développement soutenable et respectueux de l'environnement.  I'éco-village
apparaît ainsi comme le lieu d'expérimentation et de démonstration des idées et technologies nouvelles propres à faire évoluer les sociétés humaines vers un futur désirable.  Loin de représenter, comme cela a souvent été le cas des anciennes communautés soixante-huitardes, une sorte d'enclave autarcique et oppositionnelle, il est parfaitement intégré dans le tissu local, économique et institutionnel, dont il constitue un pôle attractif et innovant.

Il est aussi l'occasion d'un important brassage humain et économique dans des régions souvent désertées, ceci du fait de ses nombreuses activités possibles : accueil et tourisme social, formation, création d'entreprises, agrobiologie, vie artistique, réinsertion, pédagogie alternative...

Le mouvement est encore très peu développé en France.  La première rencontre inter-projets du Réseau Francais d'Eco-villages, qui s'est déroulée du 30 août au 2 septembre 98 au Cun du Larzac, a rencontré un succès important et à cette occasion le Réseau Français d'Eco-villages, qui jusque-là n'était que virtuel, s'est constitué en association, avec des réseaux régionaux. des groupes de travail thématiques, et des groupes d'organisation nationaux.  Une vingtaine d'éco-villages en projet ou en voie de réalisation ont déjà étre recensés. Chaque écovillage aura sa sensibilité et son orientation propres, mais le besoin d'un statut juridique et financier nouveau se fait sentir, la réglementation actuelle apparaissant souvent inadaptée à ce type de réalisations.

Un éco-village stricto sensu est une création nouvelle mais rien n'empêche une commune de s'orienter progressivement avec l'accord de ses habitants, vers les techniques écologiques et les modes de fonctionnement d'un écovillage.  C'est précisément la vocation de ces lieux que de constituer des expériences pilotes susceptibles d'être reprises en partie et adaptées dans la société par des individus ou collectivités.

L'intérêt des éco-villages peut se définir par l'abord social, économique. écologique, culturel, juridique et financier.

ASPECT SOCIAL
C'est  la possibilité pour de nombreuses personnes en difficulté morale ou financière dans la société actuelle, de construire une vie nouvelle en accord avec leurs désirs réel et leurs idéaux.

On voit immédiatement les possibilités offertes en matière de réinsertion, en particulier pour les jeunes des banlieues défavorisées, et beaucoup de projets vont en ce sens.  Sortir des cercles vicieux du chômage, du désespoir et de la délinquance pour vivre une alternative réaliste et constructive, constitue une perspective intéressante, parmi d'autres.

Il est clair que les éco-villages ne fourniront pas dans un premier temps un nombre massif d'emplois, sauf si, comme il semble que ce soit le cas, apparaît une dynamique inattendue dans tout le pays, donnant lieu à un grand nombre de créations de ces nouvelles implantations rurales sous diverses formes.

Par ailleurs, l'éco-village sera le lieu de mise en oeuvre d'expériences diverses de solidarité locale, par exemple les systèmes d'échanges de biens et de services.


 ASPECT CULTUREL
Les personnes attirées par un mode de vie écologique sont aussi la plupart du temps celles qui se sont interrogées sur elles-mêmes et qui ont des préoccupations touchant au développement personnel ou à la spiritualité. Mais le point qui revient avec le plus
d'insistance dans les projets d'écovillages, est le refus répété de toute idéologie obligatoire ou dominante, de tout comportement  sectaire ou de fermeture envers le monde extérieur.  Le développement des éco-villages apparaît ainsi comme un moyen de s'opposer à la prolifération des sectes, qui, elles, ne veulent pas entendre parler de transparence, de communication, et de liberté des participants.

 La référence à l'écologie est intéressante parce qu'elle constitue une sorte de norme rninimale, basique, qui implique une attitude de respect envers la vie et les êtres humains, mais qui n'amène à aucune allégeance idéologique et laisse à chacun sa totale liberté de conscience.  Aussi les éco-villages pourront-ils permettre de constituer des centres avancés de recherche et de formation dans les domaines des sciences sociales, de la psychologie. des arts et de la culture, sans risquer de tomber sous l'autorité manipulatrice d'un gourou ou d'un mouvement sectaire, du fait de l'ouverture au monde social et de la circulation des informations et des personnes.

 La dimension humaine, la richesse des relations d'amitié, la persistance des désirs et de l'idéalité, constituent certainement l'axe majeur du mouvement des éco-villages, celui qui déterminera leur création, leur succès. ou leur stagnation.


 ASPECT ECONOMIQUE
La viabilité d'un éco-village suppose la création de structures économiques efficaces, alliée à la pluriactivité.

 L'expérience acquise en matière de pépinières d'entreprises est ici applicable, les activités concernées devant être conformes au respect des principes écologiques éthiques et sociaux définis par le cahier des charges ou la charte de l'éco-village.

 La palette des activités proposées revêt une grande diversité, chacune d'elle bénéficiant de la synergie économique générée par l'ensemble des autres :

 - développement de l'agriculture biologique (l'offre étant en France très insuffisante par rapport à la demande).
- accueil de visiteurs pour des motifs variés : tourisme. classes vertes, soins et remise en forme, apprentissage et  information sur les activités présentes dans l'éco-village.
 - création de PME spécialisées dans un secteur technologique précis, par exemple dans le domaine de la santé, des matériels
 pédagogiques, des communications, de la construction saine. des énergies renouvelables...
- centres de formation à l'ensemble des techniques pouvant servir à édifier une société plus avancée.  Actuellement beaucoup de centres de stages ou séminaires ne connaissant plus le succès rencontré dans les années 80, envisagent une reconversion en éco-villages dont la structure économique est plus diversifiée.
- activités et événements artistiques et artisanaux, certains éco-villages pouvant comprendre des ateliers d'artistes, des studios pour musiciens ou comédiens.
- chantiers de rénovation ou de construction. La formule qui a fait ses preuves, des chantiers de jeunes, est tout à fait indiquée ici, avec les possibilités de
 réinsertion évoquées plus haut.
- expériences pédagogiques nouvelles en partenariat avec le ministère de l'Education Nationale. ou sous son contrôle.  La plupart des projets d'éco-villages se voulant innovants  portent un intérêt tout particulier à l'éducation.

Ajoutons deux éléments importants pour les futurs habitants d'un éco-village
 - le développement des technologies de communication rendant possible pour de nombreuses professions le travail à distance, beaucoup de personnes exerçant déjà une profession pourront s'installer à temps partiel dans un éco-village en effectuant
 périodiquement des déplacements vers leur lieu d'activité initial.
 - à revenu égal, le niveau de vie peut être nettement plus élevé dans un éco-village que dans une ville, parce que les postes principaux (alimentation et logement) seront beaucoup moins importants, grâce aux jardins collectifs ou individuels et à la possibilité
 d'acquérir ou de louer son logement pour un coût relativement modique.

ASPECT ECOLOGIQUE
Pourquoi le choix de l'écologie ? Parce que c'est un signe d'espoir en une société vivable, parce que le respect de l'environnement et de l'être humain marque le choix d'une attitude constructive et responsable, loin des errements et de l'exploitation des hommes et des éléments naturels, dus à la seule loi du profit.

 Le souci écologique se traduira par le choix :
-  de l'agriculture biologique, on l'a vu, qui s'avère peu onéreuse (suppression des engrais et pesticides chimiques) et utilisatrice de main d'œuvre, expérimentations, en particulier en matière de permaculture, plus respectueuse des paysages et processus naturels, peu connue en France, mais développée dans la plupart des éco-villages à l'étranger.
 -  de techniques et matériaux de construction sains, susceptibles de développer tout un nouveau secteur économique.  La plupart de ces matériaux sont peu coûteux (bois, terre crue, chaux) mais tout à fait fiables, et peuvent donner naissance à un habitat très abordable.
 -  des énergies renouvelables (solaire, éolienne, en tout ou partie).
-  des systèmes de retraitement des déchets ménagers par le lagunage ou par les toilettes sèches à composter.Ces dernières techniques qui sont parfaite-ment au point, sont encore trop peu connues et refusées par les municipalités ou lesadministrations, lors de l'obtention du permis de construire. Un effort d'information est indispensable à cet égard.

Beaucoup d'éco-villages en France se construisent par la restauration de maisons anciennes ou de hameaux abandonnés.  La construction neuve est souvent moins coûteuse et permet davantage d'innovation.  Dans les deux cas. le souci architectural doit être prédominant. les exigences écologiques devant se combiner avec les considérations de cohérence, d'esthétique et d'adaptation aux besoins pratiques.


ASPECTS JURIDIQUE ET FINANCIER
La spécificité de l'éco-village et la diversité de ses activités, amènent ses promoteurs à recourir à des montages juridiques variés associant selon le cas sociétés civiles immobilières, sociétés civiles d'exploitation agricole, groupements fonciers agricoles,
 associations loi de 1901, associations européennes, voire sociétés de droit étranger.  Il apparaît nécessaire de créer une formule  juridique spécifique permettant diverses activités (agriculture, accueil, formation, artisanat .. ) ainsi que l'acquisition et la gestion d'un habitat collectif.

Mais la difficulté la plus importante tient à la structure actuelle des plans d'occupation des sols qui ne prévoient de zones constructibles qu'à proximité des villages déjà existants, alors qu'un éco-village a vocation à s'installer dans un site nouveau ou abandonné.  Il serait donc nécessaire de créer un nouveau type de zone ou d'adapter le système existant.

 Ainsi l'achat collectif d'un domaine important par des participants et des investisseurs intéressés, serait facilité.  A l'heure actuelle, les seuls projets d'envergure (comportant plusieurs dizaines ou centaines de participants) sont impulsés et financés par des anglais.  Il est souhaitable que le retard des français en ce domaine ne perdure pas davantage.

CONCLUSION
Si le mouvement des éco-villages est international, il est important qu'il trouve sa spécificité et sa force dans notre pays, compte tenu de nos traditions et de notre créativité.  Il constitue une opportunité originale et pertinente parmi les réponses possibles à apporter aux graves difficultés sociales que nous connaissons, et apparaît d'autant plus adapté à notre époque qu'il constitue un pont entre  l'ancestral désir de retour à la terre et des solutions avancées sur les plans technologique, écologique et social.

Par peaceandlover - Publié dans : Protection de notre environnement
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Mercredi 14 décembre 2005

Si l’humanité continue au même rythme qu’actuellement, il nous faudrait deux planètes en 2050 pour compenser notre empreinte écologique (nourriture, chauffage, air pur, eau potable, absorption des déchets).

En 2025, 3 milliards de personnes pourraient manquer d’eau.
Un parcours de golf dans un pays tropical représente 1,5 tonnes de pesticides et d’engrais par an, plus l’équivalent de la consommation d’eau de 600 000 habitants.
Un bain équivaut à 3 douches.
Un goutte-à-goutte sur un an représente la consommation journalière de 200 personnes.

En voiture, adopter une conduite souple et sans à-coups vous fait économiser de 20 à 40 % de carburant (et autant de pollution).
La congestion du réseau routier a augmenté de 60 % en 10 ans.

75 kg de papier équivaut au volume de 2 arbres.
La consommation annuelle de papier dans les bureaux est de 75 kg par personne.

Une ampoule basse consommation consomme 4 à 5 fois moins d’électricité qu’une ampoule classique.
Sur une journée, un téléviseur consomme plus en veille qu’en le regardant.
Il faut presque 4 fois moins d’énergie pour maintenir de l’eau en ébullition en utilisant un simple couvercle.

En France, nous produisons environ 1 kg de déchets par jour et par personne.
Un gobelet en plastique met au moins 100 ans à se dégrader et une canette en aluminium minimum 10 ans.

Une fraise achetée en mars et importée par avion nécessite une consommation de pétrole 24 fois plus importante qu’une fraise achetée en juin qui est cultivée près de chez vous.

Par peaceandlover - Publié dans : Protection de notre environnement
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Samedi 10 décembre 2005

Préférons pour nos courts déplacements le vélo plutôt que notre voiture !

En ville, un vélo va en moyenne seulement 1 km/h moins vite qu'une voiture. Alors un peu de bonne volonté, et on peut faire un geste pour l'environnement et même pour sa santé (ainsi que pour celle des autres d'ailleurs).

Par peaceandlover - Publié dans : Protection de notre environnement
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Vendredi 25 novembre 2005

 

Depuis 65 000 ans, le taux de CO² dans l'atmosphère n'avait jamais était aussi élevé !

L'homme a sû changer la composition de notre atmosphère en un laps de temps très réduit. Saurat-il réagir à temps et enrayer le phénomène dont il est l'investigateur et qui le mènera à sa propre perte ?

Le réchauffement climatique est maintenant un fait incontestable. Il est encore temps de réagir !

Par peaceandlover - Publié dans : Protection de notre environnement
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Mardi 1 novembre 2005

Ne croyez pas tout ce que les industriels veulent que vous croyez !

A coups de matraquage publicitaire, on veut vous faire croire que les industriels font des efforts en faveur de l'environnement.
Mais les seuls efforts fournis sont des efforts de rendements et de productivité. Leurs seuls motivations sont purements financières !

Alors arrêtons de fermer les yeux !

Par peaceandlover - Publié dans : Protection de notre environnement
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Jeudi 7 juillet 2005

Le bois fait partie de notre vie quotidienne et cela ne changera pas beaucoup à l'avenir. Mais ce qui est le plus important, c'est de l'économiser et de le réutiliser autant que possible. Ensuite, choisissez le bon bois et le bon papier : papier recyclé et bois certifié FSC. Sans label FSC, seuls les bois locaux ne constituent pratiquement pas de menace pour les dernières forêts anciennes. Les bois classés "catastrophiques", sans label FSC, risquent par contre de provenir de forêts anciennes détruites. On trouve beaucoup de bois tropicaux dans les portes, parquets et meubles de jardin. Demandez toujours le label FSC lors d'achats de meubles et d'autres produits en bois. Vous sensibiliserez ainsi les vendeurs et ferez pression sur le secteur du bois.

Site du label FSC (en anglais ou en espagnol)

Par peaceandlover - Publié dans : Protection de notre environnement
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Mercredi 6 juillet 2005

Construire sa maison en matériaux sains avec des procédés naturels, c'est souvent un rêve, qu'on n'ose pas réaliser parce que ça semble compliqué… et coûteux !

Pourtant, ceux qui l'ont fait n'ont aucun regret. Et leur qualité de vie fait envie !

"Ce n'était pas compliqué du tout ! " Jocelyne Guillout-Cambuzat, agricultrice en Dordogne, a réhabilité une grange " en bio ", avec l'aide d'un architecte de l'association CREEE (Construction respectueuse de l'environnement et économe en énergie). " J'ai été étonnée de la simplicité avec laquelle tout s'est fait ! "
Jocelyne voulait valoriser les ressources locales : " On a utilisé beaucoup de bois, du châtaignier issu de la tempête, traité avec des produits bio, de la brique, des enduits chaux-chanvre, et là où on voulait doubler, on a posé du Fermacell (plaques de cellulose pressée, NDLR). L'isolation des combles est en laine de mouton, le chauffage, à bois déchiqueté alimenté en combustible par une vis sans fin. On utilise aussi le solaire passif, c'est-à-dire qu'il n'y a pas d'ouvertures au nord, et de grandes surfaces vitrées au sud. "
La maison n'est pas encore terminée. "Des professionnels ont réalisé le gros œuvre, j'ai procédé par tranches pour le reste, avec des amis. En tout, j'y aurai passé deux hivers et deux débuts de printemps… C'est très agréable de participer, j'apprends au fur et à mesure… " Jocelyne Guillout ne regrette rien : " Ça m'est revenu moins cher que si j'avais voulu tout faire faire classiquement. Mais c'est une autre logique, certains coûts d'investissement élevés se récupèrent sur le fonctionnement… Et on est tellement bien ici! Tous ces matériaux naturels qui changent en fonction de la luminosité…"

Du chanvre "maison"

Emmanuel Deberdt et Christine Boutin ont entrepris il y a un an de construire eux-mêmes leur maison, dans le Pas-de-Calais, après un stage dans une chanvrière en Bretagne : " Tout est venu du chanvre ! Ses fibres, riches en silice, se minéralisent très vite au contact du sable… " Emmanuel et Christine en ont semé trois hectares, et ont bien sûr dû montrer patte blanche pour obtenir les autorisations. Séché, broyé, le chanvre complet, beaucoup plus résistant que celui vendu dans le commerce, a servi dans de nombreuses phases de la construction. On le retrouve dans la chappe, mais aussi dans les cloisons entre des ossatures bois, et dans tous les enduits qui recouvrent les briques de terre cuite.
Un géobiologue a étudié le sous-sol, et déterminé le meilleur emplacement, " sur une ligne de vitalité ". Orientée plein sud, la maison sera chauffée avec un énorme poêle à bois en pierre volcanique qui rediffusera une chaleur douce dans tout l'espace. Les eaux de pluie seront réutilisées pour les tâches ménagères, l'électricité, toujours reliée à la terre, ne passe que le long des murs. " Et dans deux ou trois ans, on aimerait mettre des panneaux solaires, et peut-être une éolienne plus tard… "
Seule la charpente a été montée par un spécialiste. Emmanuel, dont l'activité est concentrée suivant les saisons, apprend tout au fur et à mesure, et n'hésite pas à demander l'avis de maçons. " Plutôt que de trouver un boulot complémentaire pour payer la construction, je préfère le faire moi-même ! ", explique-t-il. Le choix du bio, "c'est la suite logique de notre démarche professionnelle ", commente Christine, arboricultrice bio, " la recherche d'une certaine qualité de vie ". L'autoconstruction, c'est " un challenge qu'on s'est donné ". Et qui leur permet d'emménager bientôt dans une habitation de très haute qualité et de 220 mètres carrés, pour un peu plus de 80 000 euros seulement (le terrain leur appartenait déjà) !

Demies démarches

Mais on peut s'offrir une maison " bio " sans forcément remonter ses manches. René Racinet, acupuncteur au sud d'Angers, a fait construire une maison " qui profite des bienfaits de la nature ". Drainage autour pour limiter l'humidité, étude géobiologique, espaces tampons (garage, buanderie) au nord, ouvertures au sud, il a choisi aussi d'isoler les murs par une lame d'air entre les briques et de brancher toute l'électricité à la terre. Très pressé pour son chantier, il reconnaît " ne pas être allé au bout de la démarche" mais avoir fait surtout jouer "le bon sens ", pour un surcoût d'environ 10%. Même profil pour son confrère belge Willy Maes : beaucoup de bois non traité, de la brique, du ciment, du liège et un vide d'air pour isoler, aucun élément métallique qui pourrait capter de mauvaises ondes. Il assure "être allé voir sur place ce qui se faisait avant de choisir " et s'être surtout entouré " d'avis d'experts ".

Par peaceandlover - Publié dans : Protection de notre environnement
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Mardi 5 juillet 2005

Pouquoi le faire ?
Sortir du nucléaire et protéger le climat : deux enjeux majeurs auxquels nous devons faire face.
Ces deux objectifs - que certains voudraient faire passer pour contradictoires - correspondent à deux dangers bien réels : le nucléaire, avec son cortège de risques, d'accidents, de déchets et de pollutions d'un côté et le changement climatique avec ses désastres environnementaux, sociaux et économiques de l'autre.

Mais en fait, ces deux problèmes majeurs ont une seule et même origine : la surconsommation et le gaspillage d'énergie induits par le modèle de développement des pays du Nord. Ils ont donc une seule et même solution : réduire et rationaliser les consommations et développer les énergies renouvelables.
Agir concrètement et quotidiennement pour la sauvegarde de la planète.
Diminuer nos factures énergétiques.
Démontrer aux décideurs que ce sont eux qui ne sont pas à la hauteur de l'enjeu.
Montrer aux multinationales de l'énergie que nous ne sommes pas dupes de leur propagande

Les gouvernements multiplient les déclarations d'intention sur ce sujet, ils sont conscients de l'enjeu. Mais il semble qu'ils aient beaucoup de mal à mettre en oeuvre leurs discours. Ce constat est tout aussi vrai au niveau international que national.

Dans le cas du changement climatique, quatre ans après la signature du Protocole de Kyoto, rien n'a avancé et les négociations internationales s'engluent dans des débats d'experts : l'objectif étant d'en faire le moins possible ! On est bien loin des motivations premières.

Au niveau national, les plans et programmes de maîtrise de l'énergie se suivent et se ressemblent... par leur non application.

  • Les hommes et femmes politiques semblent soumis à deux freins:
    la pression des lobby : Les entreprises de l'énergie - des multinationales pour la plupart - mettant leurs énormes moyens en ½uvre pour nous pousser à consommer toujours plus.
  • Les échéances électorales : ils sont persuadés que la population n'est pas prête à agir pour changer l'énergie.
    Ensemble, nous allons leur prouver le contraire.

L'économie réalisable par un ménage en appliquant les quelques règles du régime kiloWatt peut atteindre 1500 kWh par an soit plus de 150 euros !
Au niveau national cela représenterait une économie de 30 milliards de kWh soit la production annuelle de 4 réacteurs nucléaires de 900MW.

Le régime kiloWatt est un défi : diminuer visiblement notre consommation d'énergie et faire pression pour que les entreprises améliorent leur offre et les gouvernements leurs politiques. Il est donc primordial que nous soyons très nombreux à participer pour avoir un impact sur la consommation et donner du poids à nos revendications.

Le régime kiloWatt est une campagne en plusieurs étapes. Nous commencerons par nous attaquer aux consommations d'électricité, puis de chauffage pour finir par la consommation de carburants.

Cet objectif peut paraître faible par rapport à la consommation nationale d'énergie. Mais si avec nos faibles moyens nous arrivons à le faire, c'est bien que l'ensemble de la population pourrait faire la même chose avec une politique adaptée. Et dans ce cas c'est 21% de la consommation totale des ménages qui serait économisée soit la production de 4 réacteurs nucléaires !
2 500 000 kWh d'électricité en moins en changeant nos ampoules, en améliorant l'efficacité de nos appareils électroménagers et en supprimant les veilles de nos appareils audiovisuels.

Par peaceandlover - Publié dans : Protection de notre environnement
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Lundi 4 juillet 2005

“Un développement qui répond aux besoins du présent sans compromettre la capacité des générations futures à répondre aux leurs". 1987 - Mme Gro Harlem Bruntdland, Premier Ministre norvégien.

Les modes de production et de consommation doivent respecter l’environnement humain ou naturel et permettre à tous les habitants de la Terre de satisfaire leurs besoins fondamentaux : se nourrir, se loger, se vêtir, s’instruire, travailler, vivre dans un environnement sain...

Le développement durable appelle un changement de comportement de chacun (citoyens, entreprises, collectivités territoriales, gouvernements, institutions internationales) face aux menaces qui pèsent sur les hommes et la planète (inégalités sociales, risques industriels et sanitaires, changements climatiques, perte de biodiversité...).

Par peaceandlover - Publié dans : Protection de notre environnement
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Dimanche 3 juillet 2005





Par peaceandlover - Publié dans : Protection de notre environnement
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