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Dimanche 24 juin 2007
Le 19 juin 2007, à 11 Heures, plusieurs équipes d’'Inspecteurs citoyens du collectif « Non au missile M51 » ont procédé à l’inspection inopinée du Centre d’'Essais et de Lancement de Missile des Landes. La cellule d'’investigation du collectif avait en effet pu découvrir qu'’un nouveau tir d’'essai du missile nucléaire d’'attaque français, le M51, était prévu ce matin à 9h00, dans le plus grand secret.

Constatant le flagrant délit de violation de l’article 6 du Traité de Non Prolifération, rejoint par la France en 1992, les Inspecteurs ont immédiatement interrompu le tir et s’'emploient à collecter les preuves du crime contre le droit international et la paix préparé au Centre d’'Essais et de Lancement de Missiles des Landes.


« Ces tirs d’essai préparés à l’insu des populations constituent de véritables provocations contre la paix », déclare Pierre Villard, porte-parole du collectif « Non au missile M51 ». « On ne peut pas à la fois accuser l'’Iran de vouloir se doter de la bombe et menacer ce pays avec un nouveau missile d’'attaque qui pourrait opérer des frappes nucléaires soi-disant "chirurgicales" sur la population iranienne. Encore une fois, la France joue au pompier pyromane en s’autorisant à violer ouvertement la lettre et l’esprit du Traité de Non Prolifération. Y aurait-il deux poids deux mesures pour le respect du droit international ? »

Avec le missile nucléaire d’attaque M51, la France cherche à se doter d’une arme de destruction massive capable de frapper des cibles situées à plus de 6000 km. Comme le présentait Jacques Chirac dans un discours prononcé sur la base nucléaire de l’Ile Longue (Brest), le 19 janvier 2006, l’objectif est clair : il s’agit de pouvoir frapper à l’arme nucléaire (avec des têtes nucléaires de puissance réduite, les mini-nukes) les sites stratégiques (militaires, mais aussi industriels ou politiques) d’une puissance régionale pas nécessairement dotée de la capacité nucléaire, mais qui nuirait d’une façon quelconque à nos « approvisionnements
stratégiques », notamment pétroliers…

Pour Pierre Villard « Après les annonces d'’intention des USA d'’installer dans plusieurs pays d’'Europe des bases du programme de défense anti-missile, cette tentative d'’essai ajoute à l'’instabilité internationale. Il devrait vraiment y avoir d’autres priorités pour le nouveau Président de la République ».

« Il est urgent d’arrêter le programme M51 et de réaffecter ses 15 milliards d'’Euros à des dépenses qui favorisent véritablement la paix et la justice, par exemple dans la satisfaction des besoins sociaux ou le domaine de l’énergie, en encourageant la substitution des énergies renouvelables aux énergies fauteuses de guerre » conclut Pierre Villard.

par peaceandlover publié dans : Paix
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Dimanche 24 juin 2007

Une nouvelle étude indépendante sur les impacts sanitaires d'un OGM déjà autorisé par l'Union européenne remet en cause le sérieux de l'évaluation des risques effectuée par les autorités européennes avant l'autorisation de mise sur le marché de ces produits.

Une étude, menée pendant 90 jours par le CRIIGEN (Comité de Recherche et d'Information Indépendante sur le Génie Génétique) révèle 60 différences significatives entre des rats ayant consommé du maïs transgénique NK603 et des rats nourris sans OGM. Ces différences, qui affectent les reins, le cerveau, le cœur et le foie, ainsi que le poids des animaux, pourraient être des signes avant coureurs de toxicité, mais n'ont même pas fait l'objet d'études complémentaires.

L'association Greenpeace est extrêmement inquiète que des cultures et des aliments génétiquement modifiés reçoivent le feu vert des autorités européennes malgré des anomalies constatées sur des durées très courtes.

Le maïs transgénique NK603, produit par la multinationale Monsanto, est conçu pour résister à l'herbicide de Monsanto, le Round Up. Autorisé à l'importation en Europe pour l'alimentation humaine et animale depuis 2004, il est également cultivé en plein champ, entre autres en France, pour des tests de pré commercialisation.

Le CRIIGEN a analysé les propres données de Monsanto du dossier de demande d'autorisation de ce maïs et conclut que de nouvelles études sont nécessaires. « Les analyses statistiques doivent être répétées par des scientifiques indépendants et les données brutes doivent être accessibles à la communauté scientifique sur un site Internet  », déclare le professeur Gilles-Eric Séralini du CRIIGEN et membre de la Commission du Génie Biomoléculaire. « Il est en effet scandaleux que ce soient les entreprises qui non seulement mènent les études sur leurs  produits mais que ce soient aussi elles qui analysent les résultats ! », s'insurge Arnaud Apoteker, responsable de la campagne OGM de Greenpeace France.

« Cette étude prouve que les procédures d'autorisation des OGM en Europe ne sont pas viables et que les autorités européennes agissent plus comme une chambre d'enregistrement des industries semencières que dans l'intérêt des consommateurs », déplore Arnaud Apoteker.

Cette nouvelle étude s'ajoute à celle concernant le maïs OGM MON863, publiée en mars 2007 dans une revue à "comité de lectur " (
Revue dont les articles sont soumis à relecture et validation par un comité d'experts scientifiques qui en garantit le sérieux scientifique). L'étude révélait que des rats nourris pendant 90 jours au maïs OGM MON863 présentaient eux aussi des signes de toxicité au niveau du foie et des reins.

Greenpeace réclame la suspension immédiate de l'autorisation de mise sur le marché des maïs OGM NK603 et MON863, et l'arrêt de la commercialisation et de la mise en culture de tous les OGM tant que le système d'évaluation n'a pas été radicalement révisé.

Greenpeace
par peaceandlover publié dans : OGM
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Vendredi 22 juin 2007
Entretien avec Yannick Jadot, directeur des campagnes de Greenpeace France et porte parole de l'Alliance pour la planète.

Le nouveau ministère de l'environnement dirigé par Jean-Louis Borloo aura-t-il le même rang au sein du gouvernement ?

Le plus important pour nous était que le périmètre du ministre ne soit pas réduit et qu'on ne revienne aux ministères "croupions" qu'on a connus ces dernières années. De la même façon, il est important que le ministre conserve un rang élevé dans la hiérarchie gouvernementale. Mais ces conditions nécessaires pour que l'environnement soit mieux pris en compte ne sont pas suffisantes : on a vu ces dernières semaines la ministre de l'agriculture imposer deux fois au "super" ministre des décisions en faveur des OGM. C'est sur les actes que nous jugerons JL Borloo.

Ce changement de ministre remet-il en cause le Grenelle de l'environnement ?

A priori non, le Grenelle de l'environnement étant un engagement du président Sarkozy. Nous attendons de rencontrer très vite JL Borloo pour qu'il nous donne sa vision de cette négociation et surtout qu'il garantisse que les conditions indispensables de respect, d'ouverture et d'engagement de l'Etat sur le Grenelle.

Quels vont être selon vous les dossiers les plus sensibles ?

Incontestablement, les dossiers de l'énergie (économies d'énergie et renouvelables versus programme EPR), de l'agriculture (agriculture bio et réduction des pesticides versus OGM), des transports (transports en commun et ferroviaire versus programme autoroutier) et déchets (réduction à la source, réemploi et recyclage versus incinérateurs) seront les dossiers les plus durs, tant la France s'est empêtrée dans des logiques productivistes depuis plusieurs décennies, en soutien de quelques secteurs industriels très concentrés et finalement peu créateurs d'emplois. D'autres sujets moins médiatiques mais tout aussi importants seront dans la négociation , comme le statut de l'expertise indépendante qui nous fait tant défaut sur les sujets que nous traitons (nucléaire, OGM, toxiques, biodiversité...)

Comment travaillez-vous à la préparation de ce Grenelle ?

Greenpeace contribue très activement à la construction d'un front associatif au sein de l'Alliance pour la planète, capable de défendre collectivement une plateforme de mesures fortes et pertinentes, indispensables si l'on veut faire face à l'urgence écologique. Nous valoriserons non seulement les avantages environnementaux de nos mesures, mais également leur énorme potentiel en matière de création d'emplois qualifiés, décentralisés et non délocalisables. Pendant et surtout en amont du Grenelle, nous tenterons de mobiliser au maximum l'opinion publique, les experts, les militants, pour que le Grenelle ne soit pas seulement une négociation mais aussi un moment fort d'information, de débat et de mobilisation autour des solutions écologiques.

Quelles seront les prochaines étapes du Grenelle de l'environnement ?

Le calendrier "Juppé" prévoyait la mise en place de groupes de travail dès la fin juin, comprenant les différentes parties prenantes (Etat, collectivités territoriales, syndicats, patronat, ONG), et chargés d'identifier d'ici la fin juillet les mesures qui devraient être mises sur la tables des négociations lors du Grenelle en octobre. Les mois de septembre de d'octobre devaient être dévolus au débat public et à la négociation elle-même. Au lendemain de la nomination de JL Borloo, nous ne connaissons pas sa vision du Grenelle ni s'il va souhaiter modifier les échéances pour prendre de temps de s'imprégner pleinement des enjeux d'un tel rendez-vous.

La nomination de Michel Barnier à l'agriculture est-elle d'après vous "intéressante" sachant qu'il a été précédemment ministre de l'environnement ?

Pour la première fois depuis des années, le ministre ne sera peut-être pas le ministre des lobbies les plus productivistes et prédateurs de l'agriculture et de la pêche, mais un ministre qui pourrait davantage être à l'écoute de nos propositions en matière d'agriculture et de pêche durable, respectueuses des écosystèmes et créatrices d'emplois. Mais ce n'est qu'une hypothèse, et c'est sur les actes que nous jugerons JL Borloo et M Barnier. Nous devrions d'ailleurs savoir très rapidement si le ministre de l'agriculture défendra comme ses prédécesseurs les OGM ou bien s'il s'appuiera sur le principe de précaution et la volonté des citoyens en optant pour un moratoire. De plus, appliquera-t-il les décisions européennes de fermer la pêche du thon rouge en Méditerranée au 30 juin ou bien acceptera-t-il que le pillage de cette espèce menacée se poursuive en toute illégalité ?

Greenpeace en tout les cas, fera son maximum pour que les décisions en faveur de la protection de l'environnement soient prises.
par peaceandlover publié dans : Politico - Ecologie
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Mardi 19 juin 2007
Al Gore, l'ex vice-président américain, sera à Cannes, invité du Festival international de la publicité. L'occasion pour lui de sensibiliser les publicitaires du monde entier aux enjeux écologiques. Tout un symbole. Car l'argument écologique est de plus en plus prisé par les publicitaires. Au point que certaines marques n'hésitent pas à se parer de vertus "vertes" sans aucune légitimité.

L'Alliance pour la planète, qui regroupe des associations françaises de défense de l'environnement, vient ainsi de pointer un nouvel exemple de publicité pratiquant le "blanchiment écologique", attitude qu'elle dénonce. Cette campagne pour un 4x4 de Mitsubishi met en avant l'origine japonaise du véhicule en soulignant que ce pays a signé le protocole de Kyoto et le présente avec le mot "respect" et une petite fleur dessinés sur la poussière recouvrant la carrosserie.

L'Alliance pour la planète avait créé un premier électrochoc en décembre 2006, en épinglant 30 campagnes coupables à ses yeux d'abuser des arguments écologiques. L'organisme dénonçait alors l'insuffisance des contrôles et mettait en cause le Bureau de vérification de la publicité (BVP), organisme professionnel qui définit les règles de bonne conduite du milieu et est censé les faire appliquer.

Le BVP a décidé de réagir en organisant, un colloque sur le thème de la publicité et du développement durable. Pour alimenter le débat, il a mené sa propre étude avec le concours de l'Ademe (Agence de l'environnement et de la maîtrise de l'énergie) et examiné une partie de la production publicitaire en télévision, affichage et presse du second semestre 2006.

Revoir les règles

Premier constat, selon le BVP : l'argument écologique est encore peu utilisé. Sur 15 000 visuels analysés, seulement 181 ont été considérés comme pertinents. Parmi ces campagnes, 11 ont fait l'objet d'un classement en "manquement" pour non respect flagrant des règles en vigueur et 54 ont fait l'objet de "réserves" parce que certaines règles n'étaient pas respectées. Le nombre de "cas à problème" n'est pas négligeable.

Les publicités pour les 4x4 sont les plus épinglées. Comme le spot télévisé pour la Range Rover vantant "le moteur qui respire" alors que son taux d'émission de gaz à effet de serre est supérieur à la moyenne des 4x4 de cette catégorie. Est également mise à l'index une annonce pour des camions Iveco titrée : " Iveco invente un nouveau geste pour l'environnement : rouler en camion", mais aussi une publicité pour Gaz de France qui qualifie cette énergie d' "écologique" et "économique" avec la signature : " une énergie durable entre nous".

" Deux types de publicité nous posent problème : quand on vous vend un produit qui a un impact sur l'environnement comme étant écologique, cas le plus visible ; mais aussi quand la publicité induit un comportement non responsable", explique Nadia Boeglin, conseillère de la présidente de l'Ademe.

Le BVP a pu croiser son regard avec celui de l'Ademe. " Nous n'étions pas d'accord sur tout", reconnaît Anne Chanon, du BVP. Mais les deux s'accordent sur la nécessité de revoir les règles que les publicitaires s'appliquent. Toujours avec l'Ademe ? " Non, ce sont les professionnels qui les rédigeront", affirme Mme Chanon. Cette révision est d'autant plus nécessaire que les Français sont sensibles à ce sujet. Selon une étude Ipsos pour le BVP, ils sont 82 % à estimer que l'environnement est un sujet important. Et face à une publicité mettant en avant des arguments écologiques, ils ne sont que 9 % à penser que "c'est très certainement vrai".

L'Alliance pour la planète, qui ne participe pas au colloque du BVP, a lancé mercredi 13 juin l'Observatoire indépendant de la publicité (OIP). L'objectif : assurer une veille, lancer des alertes à l'encontre des publicités irresponsables en matière d'environnement et présenter chaque année un rapport sur le sujet. Elle demande aussi la création " d'une instance indépendante regroupant pouvoirs publics, associations et professionnels pour contrôler et sanctionner les activités publicitaires irresponsables en matière d'environnement".

Le Monde
par peaceandlover publié dans : Protection de notre environnement
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Mardi 19 juin 2007
Alain Juppé et Christine Lagarde, respectivement ministres de l'Ecologie et de l'Agriculture viennent, a contrario des autorités allemandes de maintenir l'autorisation de culture du maïs transgénique de Monsanto, le MON810.

Alors qu'une étude de Greenpeace fait apparaître des anomalies dans la production de pesticides de ce maïs transgénique, le Commission du Génie Biomoléculaire préfère une fois encore fermer les yeux sur les conséquences sanitaires et environnementales du MON810.

Agir pour l'Environnement dénonce le manque d'indépendance de la CGB, manque d'indépendance qui avait conduit le Gouvernement précédant, au travers d'un projet de loi sur les OGM, à proposer une réforme profonde de cette Commission. Alors que le chiffre de 30.000 ha de cultures transgéniques est régulièrement avancé, personne ne connaît précisément les lieux de culture. Agir pour l'Environnement s'interroge sur le sérieux d'une CGB qui émet un avis sans avoir les moyens de vérifier si ses allégations sont corroborées par la réalité de terrain.

Agir pour l'Environnement constate que, du nuage de Tchernobyl aux OGM de Monsanto, les mêmes causes produisent les mêmes effets. La frontière entre l'Allemagne et la France semble être à même de stopper les contaminations radioactives et génétiques ainsi que les études et décisions dérangeantes.

Après avoir autorisé la contamination génétique des produits Bio au travers d'un règlement européen avalisé par la France, Agir pour l'Environnement constate que les décisions du Gouvernement semblent bien loin des beaux principes d'ouverture affichés dans le cadre de la préparation du Grenelle de l'environnement.

Agir pour l'Environnement - Communique de presse
par peaceandlover publié dans : OGM
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Mardi 19 juin 2007
Le Conseil des ministres a adopté à Bruxelles, un règlement européen pour la production biologique dont le contenu est loin de satisfaire les professionnels de la bio. La Fédération Nationale d'Agriculture Biologique des régions de France, conformément à la demande de ses membres, va désormais travailler à une marque privée, afin de garantir la crédibilité de leur mode de production et de leurs pratiques auprès des consommateurs.

Bien qu'amélioré au fil des versions, le règlement européen adopté, et qui entrera en vigueur en 2009, comporte des points inacceptables que la FNAB, et d'autres acteurs en France et dans l'UE, ont déjà dénoncés : la flexibilité qui permet de faire moins que la réglementation ; l'absence de subsidiarité, qui permettait de faire mieux et donnait son sens au logo AB ; un étiquetage « bio » en régression par rapport aux règles actuelles ; et enfin, le refus de reconnaître aux productions bio le droit d'être totalement indemnes d'OGM.

Les producteurs biologiques s'étaient préparés à ce mauvais coup de la Commission et du Conseil, et l'Assemblée générale de la FNAB avait voté en mars dernier la possibilité d'une marque privée pour se démarquer d'un logo AB vidé de son sens, qui permettrait de conserver au moins le niveau du cahier des charges national, en son temps été plébiscité par les paysans bio. La FNAB va désormais travailler en ce sens, afin d'offrir aux consommateurs une alternative à une réglementation européenne décrédibilisée. Dans le même temps, elle veillera à ce que les règlements d'application, qui vont désormais être discutés, viennent limiter autant que possible les effets négatifs de ce nouveau texte européen.

Comm presse FNAB
par peaceandlover publié dans : Politico - Ecologie
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Mardi 19 juin 2007
Les paysans, fortement exposés aux pesticides, mais aussi les personnes qui les utilisent pour leurs plantes d'intérieur, ont statistiquement deux fois plus de chances de développer des tumeurs au cerveau, d'après une étude française publiée par la revue Occupational and environmental medecine. Menés sur plus de cinq cents patients, ces travaux s'ajoutent à une littérature scientifique déjà fournie, montrant que l'exposition aux pesticides augmente les risques de plusieurs types de cancer (gliomes, sarcomes, cancers de la prostate) ainsi que des pathologies neuro-dégénératives, des hémopathies et des troubles de la reproduction.

Des conséquences sanitaires encore à venir ?

Depuis 2006, l'Agence française de sécurité sanitaire des aliments (Afssa) est chargée de tester les pesticides mis sur le marché, avant leur homologation. Thierry Mercier, directeur adjoint du végétal et de l'environnement à l'Afssa, défend le sérieux des procédures d'évaluation du risque mises en place en France et en Europe. Il se félicite de l'interdiction en 2001 du traitement des vignes à l'arsenic, après la découverte de pathologies suspectes. Il reconnaît toutefois : "Il est impossible de conclure que seuls des agriculteurs qui ne respectent pas les précautions d'emploi tombent malades à cause des pesticides, et vice versa."

L'épidémiologiste Isabelle Baldi prévient : "Il faut vingt à trente ans pour qu'apparaissent les maladies générées par l'introduction d'un produit cancérigène. L'usage des pesticides a explosé dans les années 1970. On pourrait donc voir apparaître les conséquences maintenant." L'AFSSA confirme qu'une "dizaine" de substances pesticides classées cancérigènes "possibles" ou "probables" restent autorisées en France. Une future réglementation européenne sur les pesticides devrait imposer à l'industrie chimique de trouver des substituts à ces produits d'ici à 2009.

Le Monde
par peaceandlover publié dans : Protection de notre environnement
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Samedi 2 juin 2007
Le Réseau "Sortir du nucléaire" (France) dénonce les nombreuses perquisitions dont ont été victimes depuis le 9 mai 2007 l’ensemble des organisations qui  mobilisent contre le G8 (Attac Allemagne, mouvements pour la paix, anti-nucléaires, anti-OGM, libertaires, etc).
 
De nombreux outils de communication (ordinateurs, fax, téléphones) ont été saisis et des prélèvements d'ADN mais ausi d'odeurs (le prélèvement d'odeur est une nouvelle technique de fichage policier, mise au point avec des chiens spécialement dressés à cet effet) ont été imposés aux militants. D'autre part, la police contrôle le courrier qui passe par plusieurs centres de tri à Hambourg.

Les autorités allemandes justifient cette vague de répression sous prétexte d'enquêter sur la "constitution d’organisation terroriste", ce qui leur permet de mener des surveillances à grande échelle, des perquisitions et des saisies touchant même des personnes non suspectes.

M. Schäuble, ministre de l’Intérieur, préconise jusqu'à 15 jours de prison préventive pour les manifestants "violents". Or, les actes pacifiques de désobéissance (un blocage assis par exemple) sont considérés comme "violents". Et le même M. Schäuble envisage aussi de réinstaurer le contrôle aux frontières à l’intérieur de l’espace Schengen lors du sommet du G8.
De plus, un grillage de 12,5 km (et d'un coût de 12 millions d'Euros) a été construit autour du site où se rencontreront les "grands de ce monde", et toute manifestation sera interdite à l’intérieur et aux alentour de cette zone.

16 000 policiers et 1 500 soldats (ce qui est contraire à la constitution allemande qui, sur le territoire fédéral, réserve le recours à l’armée aux seules catastrophes) protégeront les Chefs d'Etat et de Gouvernement du "danger" que représente la population.
 
Le Réseau "Sortir du nucléaire" dénonce
- les atteintes désormais systématiques à la démocratie et la liberté d’expression lors de chaque G8
- le fait que tout citoyen exprimant publiquement son désaccord face au G8 soit considéré comme un "ennemi de l’intérieur"
- l’amalgame entre d’une part le terrorisme et d’autre part le mouvement social promouvant l'éthique, la justice, et le respect des droits et de l'environnement.
Des millions de citoyens ne reconnaissent aucune légitimité au G8, instance autoproclammée dont le but est de protéger les intérêts des puissants au dépend des pays pauvres ou des pauvres vivant dans les pays riches.
 
Par ailleurs, une des principales caractéristiques des pays du G8 (à part l'Italie) est d'être fortement nucléarisés, imposant à la planète le risque de catastrophes nucléaires, la production de déchets radioactifs et la prolifération nucléaire à des fins militaires. Le Réseau "Sortir du nucléaire" dénonce d'autant plus fortement l'instrumentalisation par le G8 du problème du réchauffement climatique afin de promouvoir l'énergie nucléaire.
par peaceandlover publié dans : Politico - Ecologie
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Samedi 2 juin 2007
C'est la Berezina. Alors que la quantité d'ordures ménagères ne cesse d'augmenter en France - 340 kg par an et par personne, un poids multiplié par deux en quarante ans -, seule une très faible partie de nos déchets est recyclée. Cela n'est pas sans conséquence : aujourd'hui, dix départements sont débordés par l'afflux d'ordures. Dans trois ans, si rien ne change, les trois quarts des départements seront saturés, sans capacité de les éliminer ou, mieux, de les recycler.

Quinze ans après la mise en place de la collecte sélective en France, chaque foyer se débarrasse en moyenne de 10 emballages alimentaires par jour. Des bouteilles, des boîtes, des barquettes, des briques, notamment. Certains sont en verre, d'autres en papier, en carton ou en plastique. Pour être réemployée une nouvelle fois, chaque matière devra être traitée de manière spécifique. D'où la nécessité de trier.

Difficile de s'y retrouver. Une bouteille de lait, par exemple, pourra être recyclée en pull, mais pas la barquette en plastique où sont enveloppés les biscuits à l'intérieur de la boîte en carton. Un prospectus publicitaire pourra être recyclé en papier, mais pas un bloc de feuilles... Ainsi, près de quatre emballages sur dix ne seront pas recyclés.

"On recycle 13 % des déchets ménagers et on en composte 6 %. C'est très faible par rapport à l'Autriche, où 59 % des déchets ménagers sont recyclés. Ou à la région wallonne, en Belgique, où l'on est proche des 70 %", explique Hélène Bourges, du Centre national d'information indépendante sur les déchets (Cniid). En Belgique, on ramasse davantage, et on réutilise aussi.Les épluchures, les fleurs fanées, les sachets de thé, par exemple (qui constituent un tiers du poids de la poubelle), sont compostés. Dans chaque appartement, maison ou cour d'immeuble. En France, le compostage en est à ses débuts. L'envoi en décharge reste la solution la plus utilisée. Jusqu'à quand ?

Si chacun d'entre nous doit apprendre à moins jeter et à mieux trier, une réforme globale du système est nécessaire : la responsabilité laissée, depuis 1992, à chaque département et à quelques industriels de la collecte et du recyclage (Sita-Suez et Onyx-Veolia) - comme la délégation donnée à l'entreprise privée Eco-emballage - montre ses limites. "Le problème est que notre dispositif est incomplet. Nous avons commencé à nous préoccuper des emballages, et puis ensuite, plus rien", reconnaît Bernard Hérodin, le patron d'Eco-emballage. L'absence de vision globale empêche d'être efficace.

Les limites à l'efficacité du recyclage sont connues : chaque copropriété peut décider ou non d'avoir des bacs de tri ; les communes ont le choix de la couleur des poubelles (qui peuvent être des cagettes ou des sacs) ; le régime fiscal ne tient pas compte de la quantité de déchets par foyer, et ne permet pas de récompenser les bons citoyens - puisque les taxes d'enlèvement des ordures sont calculées sur le prix du foncier. Enfin, les industriels du recyclage s'intéressent en priorité à leur propre rentabilité.

Face à des emballages dont la composition se sophistique, les Français ne savent plus à quel bac se vouer et ne voient pas toujours l'intérêt du tri. A Paris, un camion sur trois est envoyé vers un incinérateur à cause d'erreurs de tri.

"Les particuliers ont une connaissance superficielle du recyclage et de son utilité", indique-t-on chez Verre Avenir, qui recycle le verre d'emballage. Les jeunes adultes et les citadins sont les moins motivés. Or, recycler le verre, c'est aussi faire des économies : le prix varie entre 68 euros et 133 euros la tonne selon qu'il est ou non recyclé. Mais l'information manque.

Au lieu d'avoir, par exemple, sur chaque emballage, un emblème ou un logo qui aiderait à identifier le bac de recyclage approprié, les fabricants préfèrent continuer leur autopromotion en apposant le "point vert" qui indique qu'ils ont bien payé leur cotisation (obligatoire) à l'éco-organisme. Ce qui est sans utilité pour le consommateur.

"C'est aussi une question de volonté de la part des professionnels du recyclage", affirme Mme Bourges. Contrairement à l'Allemagne, par exemple, pas question ici de recycler les sacs (sauf à Paris), les barquettes ou les pots de yaourt en plastique. "Il n'y a pas suffisamment de matière", répond Jean-Luc Le Blevec, directeur exécutif de SITA France. Question de rentabilité économique ou de priorité écologique ?

Sous la contrainte européenne, les industriels font, certes, des efforts. Ils réduisent la quantité de matière qui constitue les emballages : en dix ans, ceux en plastique ont perdu 28 % de leur poids, les briques alimentaires 24 % et les boîtes de conserve, 37 %. Ils cherchent aussi à développer une filière plus performante pour le recyclage du plastique. Mais tout cela n'est pas suffisant. L'absence d'intérêt politique pour nos poubelles a un coût. Bien au-delà de la nécessité impérieuse de préserver les ressources naturelles de la planète.

Le Monde
par peaceandlover publié dans : Protection de notre environnement
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Vendredi 1 juin 2007
La vie a le plus grand mal à se plier à la standardisation. Le maïs Mon 810 de Monsanto, génétiquement modifié pour produire une toxine capable de tuer des insectes ravageurs tels que la pyrale et la sésamie, en apporte une nouvelle illustration. Deux études, dont l'une conduite par Greenpeace Allemagne, viennent en effet de montrer que les concentrations en molécule insecticide, Cry1Ab, varient d'une plante à l'autre et au fil de la saison.

Ces taux diffèrent "de 1 à 100", selon Greenpeace, qui a fait analyser 619 échantillons prélevés, en 2006, en Allemagne et en Espagne. Certains fragments, constate l'organisation écologiste, ne portent même pas trace de la fameuse toxine, originellement tirée d'une bactérie, Bacillus thuringiensis (Bt), dont un gène a été transféré à la plante par génie génétique.

Outre la variabilité observée, les concentrations moyennes sont plus basses que celles présentées par Monsanto. Selon l'agrochimiste américain, le taux moyen de toxine est de 9,35 microgrammes par gramme de matière fraîche dans les feuilles. Les valeurs moyennes relevées par Greenpeace allaient de 0,5 à 2,2 microgrammes. Et celles publiées, en avril, dans le Journal of Plant Diseases and Protection par deux chercheurs allemands s'établissaient entre 2,4 et 6,4 microgrammes et révélaient aussi "une forte variation entre chaque plante".

Remise à plat des procédures

"Une telle variabilité ne surprendra pas les biologistes, même si elle est joliment quantifiée", assure Denis Bourguet (INRA Montpellier). Elle avait été observée sur le maïs Mon 176, dont la production de toxine décroissait au fil de la saison, ce qui avait finalement entraîné son retrait. L'important est, selon lui, que les niveaux de toxines soient suffisants au moment où les larves passent à l'attaque. Sinon, le risque pourrait être de sélectionner des insectes résistants, et de rendre inopérantes certaines molécules tirées de Bt et utilisées en agriculture biologique. "Jusqu'ici, note-t-il cependant, on trouve très rarement des larves de pyrale en fin de saison dans les champs de Mon 810."

Pour Arnaud Apotheker, de Greenpeace France, ces nouvelles données révèlent "plusieurs inconnues concernant le Mon 810, notamment sur le niveau de toxicité réel de Cry1Ab." La toxine reste-t-elle efficace à des taux moins élevés que ceux annoncés par Monsanto ? Et si c'est le cas, cela signifie-t-il que la molécule est plus active qu'on ne le pense ? Pour éviter que des mutants capables de survivre n'apparaissent, la doctrine veut que la dose produite par la plante se situe à 25 fois la dose requise pour tuer 99 % des insectes cibles. Est-on toujours dans ce schéma ?

"Ces incertitudes montrent la faiblesse globale des processus d'évaluation des OGM. On se rend compte qu'on connaît très mal leur biologie", souligne Arnaud Apotheker. Il appelle donc à une remise à plat des procédures d'homologation, au moment où le Mon 810, autorisé il y a dix ans, et principal OGM cultivé en Europe, doit faire l'objet d'une réévaluation. Fin avril, l'Allemagne a décidé de suspendre la commercialisation de ces semences, dans l'attente d'un plan de surveillance amélioré réclamé à Monsanto.

L'herbicide Roundup toxique pour les cellules embryonnaires

L'herbicide le plus utilisé au monde, le Roundup de Monsanto, a des effets délétères sur des cellules embryonnaires et des tissus placentaires humains, et agit comme un perturbateur endocrinien, selon une étude dirigée par Gilles-Eric Séralini (université de Caen), membre du Comité de recherche et d'information indépendantes sur le génie génétique (Criigen). Ces résultats, publiés le 4 mai dans la revue Archives of Environmental Contamination and Toxicology, complètent des travaux de 2005. "On observe les premiers effets toxiques à des doses 10 000 fois moins concentrées que la formulation vendue en magasin", indique M. Séralini. Ces effets augmentent au fil du temps. Le Roundup est, en outre, plus toxique que son principe actif, alors que la majorité des tests avant homologation sont conduits sur cette seule molécule, le glyphosate, regrette le chercheur.

Le Monde
par peaceandlover publié dans : OGM
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