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Dimanche 27 janvier 2008
Agir pour l'Environnement diffuse une note interne éditée par RTE et l'Ademe indiquant que le contenu carbone du kWh électrique dédié au chauffage est en France de 600 grammes de CO2 par kWh, bien loin des assertions d'EDF qui n'hésite pas à affirmer que ce kWh ne pèserait "que" 180g/CO2 par kWh...
 
Ce poids carbone, très important, du kWh dédié au chauffage s'explique par une capacité de production électrique française tournée exclusivement vers le nucléaire, inapte à répondre aux besoins de pics. Or, l'omniprésence du chauffage électrique en France crée des pointes de consommation que le nucléaire ne peut couvrir, d'où le besoin de recourir aux vieilles centrales fioul et charbon en période de très forte demande.

En reconnaissant officieusement un bilan carbone très en deça des affirmations trompeuses d'EDF, la France prend conscience que l'unilatéralisme énergétique ayant favorisé le tout nucléaire a pour conséquence la production de déchets radioactifs ET l'émission de gaz à effet de serre.
 
Lire la note interne RTE/Ademe:
    - version courte
    - version longue
par peaceandlover publié dans : Nucléaire
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Vendredi 25 janvier 2008
- La vente de 2 EPR à la Chine est annulée
- Nouveaux retards sur le chantier EPR en Finlande
- Les ventes d'EPR dans le Golfe sont virtuelles
- L'EPR de Flamanville (Manche) est en sursis
  
Alors que M. Sarkozy, EDF et Areva ont annoncé avec tambours et trompettes, le 26 novembre dernier, la vente à la Chine de deux réacteurs nucléaires de type EPR, il apparaît que cette vente est très virtuelle, voire même définitivement annulée. En effet, les Chinois conditionnent maintenant l'achat des deux EPR à un "engagement irréversible" d'Areva à faire un transfert de technologie concernant le retraitement du combustible usé.
 
Désormais, soit Areva fait allégeance et transfère aux Chinois la technologie de retraitement, ce qui parait très improbable, soit la vente des deux EPR sera définitivement annulée. Cette hypothèse est d'autant plus vraisemblable que, comme la plupart des pays qui ont des projets nucléaires, la Chine a constaté que l'EPR est un réacteur archaïque. Certes, tous les réacteurs sont dangereux et, selon nous, devraient être fermés au plus vite, mais il apparaît que l'EPR est le pire de tous les réacteurs existants.
 
D'ailleurs, le chantier du seul EPR exporté, en Finlande, compte désormais plus de deux ans de retard : le 28 décembre dernier, information qui n'a hélas pas été diffusée en France, un retard de 6 mois supplémentaires a été déploré par les autorités finlandaises. Les pertes financières du chantier dépassent désormais le milliard d'euros, facture qu'Areva est tentée de faire acquitter au moins partiellement par l'argent public français dans le cadre d'une garantie Coface(institution française qui garantit, en particulier avec l'argent public, les contrats industriels à l'exportation dans les pays instables).
 
Par ailleurs, les annonces récentes du VRPrésident Sarkozy, concernant la vente de réacteurs EPR dans certains pays méditerranéens (Libye, Abu Dhabi), ressemblent fort à des effets d'annonce tant la construction de ces réacteurs semble lointaine voire improbable : on ne fait pas surgir des réacteurs nucléaires dans des pays où n'existent ni cadre légal, ni autorité de sûreté, ni réseaux électriques adaptés.
 
Finalement, les différents effets d'annonce concernant de supposées ventes d'EPR à l'étranger semblent avoir pour seul objet de rendre acceptable aux yeux de l'opinion publique française la construction d'un EPR à Flamanville (Manche). Il se trouve néanmoins que ce réacteur, dont la construction a tout juste commencé, est en sursis : dans quelques semaines, la Cour administrative d'appel de Nantes rendra son verdict suite au recours déposé par le Réseau "Sortir du nucléaire" contre le permis de construire de l'EPR.
 
Réseau "Sortie du nucléaire"
par peaceandlover publié dans : Nucléaire
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Vendredi 25 janvier 2008
Alors que se succèdent des annonces tonitruantes de "grand retour" du nucléaire en Grande-Bretagne ou aux USA, et de projets de nucléarisation de pays méditerranéens, c'est paradoxalement le déclin qui est à l'ordre du jour pour l'industrie atomique mondiale. Par contre, autre paradoxe, ce déclin s'accompagne d'une démultiplication des risques.

Le 10 janvier 2008, le pouvoir britannique a fait connaître avec tambours et trompettes sa volonté de faire construire de nouveaux réacteurs. Pour autant, il ne faut pas croire au "grand retour" du nucléaire si souvent annoncé. Là est le premier paradoxe de la situation : la construction de nouveaux réacteurs n'est pas le signe d'un déploiement du nucléaire mais, au contraire, la conséquence des efforts de cette industrie pour essayer de remplacer une partie des centrales arrivées en fin de vie.
 
Ainsi,
en Grande-Bretagne, 18 des 19 réacteurs en service actuellement auront définitivement fermé vers 2020. De fait, même avec d'éventuels nouveaux réacteurs, la part du nucléaire va encore décroître : après la fermeture de 4 réacteurs le 1er janvier 2007, l'atome ne couvre plus que 18% de l'électricité britannique, soit environ 3% de la consommation d'énergie du pays. Cette part sera de… 1% en 2020.
 
La situation aux USA est très ressemblante : il est vrai, hélas, que la construction de quelques nouvelles centrales est annoncée, à grand renfort d'argent public débloqué par M. Bush. Mais
les 103 réacteurs en service actuellement sont en majorité très anciens et vont fermer dans les 15 à 20 ans. L'atome, qui couvre à peine 3% de la consommation d'énergie des USA, va donc voir cette faible part encore décroître.
 
Certes, c'est indéniable, le développement du nucléaire est à l'ordre du jour dans les deux pays les plus peuplés du monde, la Chine et l'Inde. Pour autant,
même s'ils construisent les 40 réacteurs annoncés, les Chinois ne couvriront avec le nucléaire que 4% de leur électricité, c'est à dire… 0,8% de leur consommation d'énergie. Quant à l'Inde, elle n'espère pas faire beaucoup plus : entre 1 et 2%.
 
Globalement, le nucléaire ne couvre que 2,5% de la consommation mondiale d'énergie, une part infime qui, comme le reconnaît l'Agence internationale de l'énergie (AIE), pourtant favorable à l'atome, va encore se réduire. De fait, contrairement à ce qui est prétendu à longueur de temps par ses promoteurs, le nucléaire, bien qu'émettant peu de gaz à effet de serre, est et va rester incapable de contribuer de façon quantifiable à la lutte contre le réchauffement climatique. Pour les mêmes raisons, l'atome ne peut constituer une alternative crédible face à la montée du prix du pétrole, d'autant que les réserves d'uranium – le combustible du nucléaire – s'amenuisent aussi vite que celles des hydrocarbures.
 
Il est d'ailleurs probable que l'on se dirige, comme pour le pétrole, vers des "guerres de l'uranium" : des guérillas ont déjà lieu, en particulier au Niger d'où la France nucléaire tire plus de 30% de son approvisionnement. On peut d'ailleurs parler de véritable "pillage" tant, depuis 40 ans, la France s'est attribuée à un prix dérisoire l'uranium nigérien. Cette époque touche à sa fin : début 2008, les Nigériens ont enfin réussi à imposer des tarifs plus élevés de 50%. D'autres augmentations, sûrement plus brutales encore, auront lieu en 2010, à la fin de l'accord actuel signé pour deux ans.
 
Le prix de l'uranium, qui a déjà été multiplié par 10 ces dernières années, va continuer à s'envoler mais, là aussi, ce n'est pas du fait d'un quelconque "grand retour" du nucléaire, vu que le nombre de réacteurs en service n'augmente pas. L'explication est connue : depuis des années, un tiers du combustible nucléaire mondial provient du déclassement des armes atomiques russes et américaines. Or, ces stocks approchent de leur fin et, de fait, l'uranium va finir par manquer pour les réacteurs.
 
La France, qui importe 100% de son uranium, va voir le prix de son électricité nucléaire monter en flèche. Et cela sans même compter le coût réel du démantèlement des installations, de la gestion des déchets, des assurances, laissé à la charge des contribuables actuels et futurs. Les citoyens vont découvrir que l'indépendance énergétique, prétendument assurée par le nucléaire, n'est qu'un subterfuge.
 
Mais revenons à la situation mondiale, marquée par un autre paradoxe : si le nucléaire est globalement en déclin, le risque qu'il impose s'aggrave par contre continuellement :
- les réacteurs sont en majorité vieillissant et, de fait, sont encore plus dangereux.
- les nouveaux réacteurs, même peu nombreux, vont perpétuer pour des décennies l'existence de l'industrie nucléaire et de ses dangers.
- le nombre de pays nucléarisés risque hélas d'augmenter : il est question de réacteurs en Algérie, Maroc, Libye, Jordanie, Egypte, Emirats arabes unis, Yémen, etc.
 
Certes, la plupart de ces réacteurs risquent de rester virtuels tant il existe un monde entre les effets d'annonce actuels et la mise en place réelle des structures - Autorité de sûreté, cadre légal, réseau de lignes électriques, etc - sans lesquelles une industrie atomique ne peut exister. Ces réacteurs seront finalement peu nombreux, souvent un seul par pays qui arrivera au bout du processus.

Pourtant, cette dissémination possible du nucléaire est porteuse  de graves dangers : sachant que des catastrophes ont été frôlées ces dernières années dans des pays qui ont une industrie atomique expérimentée (France, Suède, Japon, etc.), l'irréparable pourra vite survenir dans un des pays nouvellement nucléarisés. Ces derniers seront aussi confrontés au problème insoluble des déchets radioactifs : seront-ils enfouis dans le désert ?
 
Enfin, les risques de prolifération et de terrorisme vont être démultipliés : sous couvert de développer le nucléaire "civil", des pays comme l'Egypte veulent accéder à l'arme atomique pour contrer les projets de l'Iran et la nucléarisation déjà ancienne d'Israël. Enrichissement de l'uranium, production de plutonium : l'industrie nucléaire "civile" mène tout droit à la bombe atomique. N'oublions pas aussi les liens de certains pays comme la Libye avec des groupes terroristes qui pourraient être servis en matières radioactives.
 
En résumé, le nucléaire ne "revient" pas mais, paradoxalement, les dangers qu'il impose s'aggravent. Du fait de l'activisme pronucléaire du président français Sarkozy, qui n'a de cesse de vouloir livrer des réacteurs à des dictateurs comme Kadhafi, les citoyens français ont une responsabilité particulière : ils doivent donner l'exemple de l'opposition au nucléaire, cette énergie qui nuit autant à la démocratie qu'à la santé et à l'environnement.
 
La mise en oeuvre massive de plans d'économie d'énergie (isolation des bâtiments en particulier) et de développement des énergies renouvelables est la seule parade face à la montée inéluctable du prix du pétrole et de l'électricité  nucléaire, et la raréfaction puis l'épuisement des matières premières. Cela permettra à la fois de sortir du nucléaire, d'émettre beaucoup moins de gaz à effet de serre, et finalement de laisser une chance d'avenir à notre planète.
 
Stéphane Lhomme
Porte-parole du Réseau "Sortir du nucléaire"
par peaceandlover publié dans : Nucléaire
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Jeudi 17 janvier 2008
Le gouvernement français vient d’annoncer l’activation de la clause de sauvegarde sur le MON 810. La culture de ce maïs OGM est donc provisoirement suspendue en France. Greenpeace et l’Alliance pour la planète se réjouissent de cette décision qui fait suite à l’annonce du report du projet de loi sur les OGM et à l’avis de la Haute Autorité sur les OGM. Il s’agit enfin de la traduction concrète d’une décision prise lors du Grenelle de l’environnement, qui avait associé l’ensemble des parties prenantes, y compris les représentants de la profession agricole.

« Après de multiples tergiversations, le gouvernement a tenu sa parole et pris la décision responsable qui s’imposait : les doutes sur les risques du MON 810 sont en effet nombreux. C’est un signal fort : la logique et la dynamique du Grenelle s’appliquent en France » déclare Arnaud Apoteker de Greenpeace. « Après de multiples tergiversations, le gouvernement a tenu sa parole et pris la décision responsable qui s’imposait : les doutes sur les risques du MON 810 sont en effet nombreux. C’est un signal fort : la logique et la dynamique du Grenelle s’appliquent en France. Importante, cette décision l’est à plusieurs titres : elle est d’abord la première vraie conséquence du Grenelle. Elle va permettre ensuite aux parlementaires de travailler en toute sérénité à une loi qui garantisse le droit et la liberté à produire et consommer sans OGM, toujours conformément au Grenelle. Enfin, laissant la possibilité au premier pays agricole européen d’œuvrer en faveur de nouvelles procédures d’évaluation et d’autorisation des OGM, elle ouvre de nouvelles perspectives sur la scène européenne. »

 

En France, l’activation de la clause de sauvegarde, couplée à un report du débat du projet, va dans un premier temps laisser aux parlementaires le temps et la sérénité nécessaires au vote d’une loi fondamentale, puisqu’elle engage l’avenir de l’agriculture, de l’alimentation et de l’environnement en France. Préparé dans l’urgence sans concertation, le projet de loi actuel doit en effet être amendé au printemps afin de garantir le droit et la liberté de produire et consommer sans OGM.

 

Enfin, sur le plan européen, la notification de la clause formalise auprès de la Commission la logique réticence de la France sur les OGM, première puissance agricole de l’Union, et ouvre des perspectives prometteuses quant à la protection effective de l’environnement. La décision française va d’ailleurs dans le sens des doutes émis par le Commissaire européen à l’environnement, Stavros Dimas, sur les risques de deux autres maïs Bt.

La clause de sauvegarde sur les OGM a été utilisée par six pays de l’Union européenne et a été invoquée en dix occasions: trois fois par l’Autriche, deux fois par la France (en novembre 1998 pour deux types de colza génétiquement modifiés) et une fois par l’Allemagne, le Luxembourg, la Grèce, le Royaume-Uni et la Hongrie. Concernant le seul maïs MON 810, cela porte à quatre le nombre de pays qui l’ont déjà activée : France, Autriche, Hongrie et Grèce.

« La France doit profiter de la prochaine présidence de l’Union pour impulser en Europe une vraie réforme de l’Autorité européenne de sécurité des aliments (EFSA) et imposer le principe de précaution comme un élément essentiel de la décision publique ! Toute la transparence doit maintenant être faite sur les conséquences des cultures et des importations d’OGM » ajoute Arnaud Apoteker.

par peaceandlover publié dans : OGM
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Jeudi 17 janvier 2008
2008 est l'année des élections municipales, et à ce titre, la Fondation Nicolas Hulot a souhaité, dans la dynamique du Pacte écologique présidentiel et législatif vous proposer, en créant le GUIDE DE L'ECO-ELECTEUR, de faire vivre vos convictions et permettre aux acteurs de votre commune, qu'ils soient citoyens ou candidats aux municipales, de s'engager vers des solutions écologiquement et humainement responsables.

Au regard de 7 enjeux écologiques majeurs d'une commune, ce guide peut nous aider en tant que citoyen ou candidat à :
  • prendre conscience des défis à relever,
  • connaître les leviers d'action du maire,
  • découvrir des "bonnes" pratiques et leurs impacts positifs
  • s'emparer de quelques bonnes questions à poser ou se poser pendant la campagne des municipales,
  • associer implication individuelle et collective.

> Impliquez-vous en tant que citoyen(ne) ou en tant que candidat(e) aux municipales, en utilisant ce guide sans modération avant, pendant et après les élections.
> Mobilisez les candidats en leur posant les "bonnes" questions pendant la campagne des municipales.
> Diffusez ce guide autour de vous pour le faire connaître au plus grand nombre.
> Échangez vos idées avec d'autres. On est toujours plus créatif à plusieurs.
> Participez à la vie de votre commune en vous rapprochant des associations environnementales locales.

Ensemble en 2008, mobilisons le génie humain et sa créativité pour bâtir une société de modération et réinventer une autre façon de vivre basée sur moins de biens mais plus de liens.
par peaceandlover publié dans : Politico - Ecologie
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Jeudi 17 janvier 2008
Malgré la nécessité d'économiser l'énergie, la France vient une nouvelle fois de battre cette année son record de consommation d’électricité avec une puissance appelée de 88,9 GW à 19h, lundi 17 décembre et de 88,2 GW, mardi 18 décembre à 19h. Pourtant, si les températures sont fraîches, elles ne sont pas extrêmes. Alors comment expliquer une telle consommation qui contraint la France à importer de l'électricité ?

Cette situation est la conséquence directe du « tout nucléaire » imposé en France depuis trente ans : pour légitimer la construction de 58 réacteurs, EDF et l'Etat ont mis en place le plus grand parc de chauffage électrique d’Europe (
7 millions de ménages se chauffent à l’électricité en France), qui entraîne une surconsommation d'électricité et qui, par ailleurs, est un mode de chauffage ruineux pour les consommateurs. Le chauffage électrique qui obère le pouvoir d’achat des ménages les plus pauvres est d’ailleurs interdit au Danemark dans toutes les constructions neuves.

Le nucléaire, dont la production manque de souplesse, est incapable de répondre aux pointes de consommation dont il est pourtant responsable
. De fait, quand il fait froid comme actuellement, il faut faire fonctionner des centrales au charbon et au fioul fortement émettrices de CO2, mais aussi importer au tarif fort de l’électricité depuis les pays voisins. Mais ces derniers pourront-ils toujours fournir l’électricité manquante à la France ? La France n’est-elle pas sous la menace d'une pénurie d'électricité en cas de nouvelles baisses de la température et/ou d'indisponibilité de moyens de production ?

Or, il est possible de sortir rapidement de cette impasse énergétique. Selon l’étude sur des sorties du nucléaire en 5 ou 10 ans  publiée par le Réseau « Sortir du nucléaire », une campagne vigoureuse d’économies d’énergie et d’énergies renouvelables sur 5 ans pourrait diminuer la consommation électrique de la France de 20 %. Pour cela, il faudrait lancer un programme d’isolation du bâti ancien et remplacer les équipements les plus gourmands en énergie (électroménager et éclairage) par des appareils sobres. Il faudrait aussi remplacer le chauffage électrique et les chauffe-eau électriques par des installations de chauffage utilisant la biomasse (bois, résidus de récolte, déchets organiques) et par des panneaux solaires thermiques.

Economies d’énergie et énergies renouvelables permettraient à la France d’améliorer réellement son indépendance énergétique et diminueraient sensiblement sa facture énergétique. Ces programmes créeraient en outre beaucoup plus d’emplois que la construction du réacteur nucléaire EPR à Flamanville, un investissement inutile et dangereux.

Il est plus que temps de changer notre manière de produire et de consommer l’énergie pour éviter ces pics de consommation et les risques de pénurie.

par peaceandlover publié dans : Nucléaire
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Lundi 17 décembre 2007
Greenpeace dénonce l'accord de coopération nucléaire entre la France et l'Algérie annoncé par Nicolas Sarkozy lundi 3 décembre, lors de son voyage officiel à Alger. Après la Libye et le Maroc, le Président français tente de mettre l'Algérie sous dépendance nucléaire française, instrumentalisant comme d'habitude les changements climatiques pour défendre les intérêts commerciaux d'Areva.
Sur fond de polémique sur le passé colonial de la France en Algérie, Nicolas Sarkozy s'est lancé dans ce voyage d'État pour « refonder le partenariat d'exception qui lie l'Algérie et la France à travers des projets concrets et des initiatives qui profitent directement aux populations », a affirmé le porte-parole de l'Élysée.

« En quoi promouvoir le nucléaire va-t-il profiter aux populations ? Libye, Maroc, Algérie… Quels sont les deals en cours ? On peut s'interroger sur la volonté de certains États de se lancer dans une technologie en régression au niveau mondial, très risquée et très coûteuse, qui les mettra sous dépendance technologique et énergétique de la France et d'Areva, alors qu'ils disposent de toutes les conditions pour passer directement à un modèle énergétique propre, notamment fondé sur les énergies renouvelables ? », s'interroge Yannick Rousselet, chargé de la campagne Énergie de Greenpeace France.

Vendre des EPR au Maroc ou en Algérie, pays inondés de soleil, ressemble plutôt à du néo-colonialisme industriel. En vendre en Libye est en plus irresponsable du point de vue des risques de prolifération. Et pour construire coûte que coûte l'EPR français de Flamanville (Manche), dont le chantier a officiellement débuté lundi 3 décembre, EDF n'hésite pas à faire le coup de force et à violer la loi française
de protection du littoral. La Cour d'appel du tribunal administratif de Nantes doit d'ailleurs se prononcer prochainement sur l'irrégularité de cette construction.

L'enjeu industriel et énergétique du partenariat entre la France et le sud de la Méditerranée, région disposant d'un fort potentiel de renouvelables, concernant en particulier le solaire, doit porter sur des choix d'avenir, qui renforcent réellement la sécurité et l'indépendance énergétique des partenaires, et permettent de lutter efficacement contre les changements climatiques.

« Alors que s'ouvre la conférence des Nations unies à Bali (Indonésie), l'urgence impose de ne pas divertir les investissements énergétiques au profit d'une technologie dépassée. En ce qui concerne le climat, le nucléaire c'est trop tard, trop cher et trop risqué ! », conclut Yannick Rousselet.
par peaceandlover publié dans : Nucléaire
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Lundi 17 décembre 2007
Alors qu'EDF annonce avoir entamé la construction de l'îlot nucléaire du réacteur EPR prévu à Flamanville (Manche), le Réseau "Sortir du nucléaire" rappelle qu'il a attaqué en justice la régularité du permis de construire de ce réacteur.
 
La Cour administrative d'appel de Nantes a annoncé qu'elle trancherait cette question en 2008 : de toute évidence, EDF tente de prendre la Justice de vitesse pour imposer une fois de plus le "fait accompli".
 
Le Réseau "Sortir du nucléaire" rappelle néanmoins que, le 6 juin 2007, il a déjà obtenu du Conseil d'Etat l'annulation du décret de démantèlement complet de la centrale nucléaire de Brennilis (Finistère) (*).
 
Il est donc démontré que la Justice administrative est en mesure de faire respecter la Loi et de s'imposer malgré les manœuvres d'entreprises aussi puissantes qu'EDF.
 
De façon plus générale, le Réseau "Sortir du nucléaire" rappelle les déboires de l'EPR vendu à la Finlande (le chantier compte 2 ans de retard et 1,5 milliards d'euros de pertes) et la vente à pertes de deux EPR à la Chine (3,6 milliards les deux EPR alors qu'un seul coûte 3,5 milliards).
 
Le programme EPR est donc une erreur majeure sur laquelle il est encore temps de revenir, par la mobilisation populaire… ou par une décision de justice.
 

 
 
(*) Le Réseau "Sortir du nucléaire" ne conteste bien sûr pas la nécessité de faire disparaître les installations nucléaires, mais il entend empêcher EDF de bâcler ces opérations au détriment de l'environnement et de la santé des salariés et riverains.
par peaceandlover publié dans : Nucléaire
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Dimanche 25 novembre 2007
Nicolas Sarkozy se rend à Pékin, en particulier pour essayer de convaincre les Chinois d'acheter deux réacteurs nucléaires français de type EPR. Selon le Réseau "Sortir du nucléaire", c'est à moitié prix que ces deux réacteurs sont proposés aux Chinois : 3,6 milliards d'euros les deux, alors qu'un seul EPR - par exemple celui qu'EDF veut construire à Flamanville (Manche) - coûte 3,5 milliards.
 
Le Réseau "Sortir du nucléaire" attire l'attention sur le subterfuge des autorités françaises qui tentent de "masquer" cette vente à perte dans le cadre d'un contrat global - il serait question de 7 milliards - concernant, outre les deux EPR, des accords sur le combustible nucléaire et les "services".
 
Après avoir choisi l'an dernier 4 réacteurs AP 1000 de Westinghouse (un concurrent d'Areva), les Chinois se refusent toujours à acheter des EPR : s'ils le font finalement lors de la visite de M. Sarkozy en Chine, ce sera à moitié prix et en profitant du cadre d'un accord global sans lequel les Chinois n'achèteront assurément jamais d'EPR.
  
En effet, même si tous les réacteurs nucléaires sont nuisibles (risques de catastrophe, production de déchets radioactifs, risque de prolifération), il apparait clairement que l'EPR français est le pire de tous, comme le montrent les graves déconvenues d'Areva sur le chantier du seul EPR qu'elle ait réussi à vendre à ce jour.
 
Le chantier de l'EPR finlandais accuse - en attendant de nouvelles révélations - plus de deux ans de retard et des pertes de 1,5 milliard d'euros. Pour un réacteur bradé (lui aussi !) à 3 milliards d'euros, il est clair que le bénéfice de la vente a disparu et, au contraire, ce sont les Français qui risquent fort de payer la note dans le cadre d'une garantie Coface (*). Quelles seront les déconvenues pour les français si Areva est réellement amenée à construire deux EPR en Chine ? 
 
De fait, il est urgent d'abandonner le projet de construction d'un réacteur EPR à Flamanville (Manche) avant que cette aventure ne coûte aussi très cher aux français. Le Réseau "Sortir du nucléaire" a publié en avril 2006 l' étude "Un courant alternatif pour le grand Ouest" qui montre que, avec les 3,5 milliards d'euros prévus pour l'EPR, il est possible d'économiser et de produire au total deux fois plus d'électricité tout en créant 15 fois plus d'emplois.
 

(*) La Coface est une institution française qui garantit, avec l'argent public, les contrats industriels à l'exportation dans les pays instables. Il est d'ailleurs incompréhensible qu'Areva ait bénéficié d'une garantie Coface pour une exportation en Finlande ! (Cf http://www.coface.fr/_docs/gc2_04.pdf )
par peaceandlover publié dans : Nucléaire
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Samedi 20 octobre 2007
Le Grenelle de l'environnement est un rendez-vous critique de notre société. Ce moment crucial de vérité doit être celui de la maturité démocratique. Il sera ou ne sera pas un indice supplémentaire de civilisation.

Allons-nous fuir, une fois encore, la réalité telle qu'elle est et laisser le temps décider à notre place ? Allons-nous céder face aux intérêts particuliers et contradictoires des uns et des autres, plier aux impératifs de l'immédiat contre les exigences de l'anticipation ? Au prétexte que la France est un petit pays et qu'elle ne peut seule supporter l'effort écologique, allons-nous perdurer dans le symbolique, le marketing et les mesurettes ? Bref, allons-nous une fois encore ériger le fatalisme ou l'atermoiement en stratégie ?

A ce stade, le Grenelle de l'environnement (un rendez-vous que les associations écologistes ont proposé) a eu l'immense vertu, dans l'esprit du pacte écologique, de mettre autour d'une même table la plupart des acteurs de la société et d'obliger chacun à plancher sur la combinaison du social, de l'économique et de l'écologique.

Sans effacer totalement les préjugés des uns envers les autres, les discussions ont permis, jusqu'à présent, de les atténuer considérablement et de faire surgir des convergences. L'écologie est enfin sortie de son ghetto. Mais ne rêvons pas : les choix décisifs restent à faire. La dimension finale du Grenelle dépendra aussi de la volonté et de l'audace politiques.

RÉALITÉ INCONTOURNABLE

M. Borloo, M. Sarkozy, j'ai envie de vous dire : n'ayez pas peur ! L'enjeu écologique est un défi d'une ampleur sans précédent, il oblige à revisiter toutes nos certitudes, à changer nos habitudes, à modifier profondément notre organisation économique et sociale. Il oblige à aller vite, à prendre des risques, à faire des choix. Mais c'est une réalité incontournable qui peut réhabiliter la politique. C'est une aspérité majeure sur le chemin de l'humanité, pleine de difficultés et de complexités, et, en même temps, une extraordinaire opportunité qui peut relancer l'idée du progrès humain.

Avec ce Grenelle de l'environnement, pour lequel la société française est prête à se mobiliser, vous pouvez envoyer un signal fort, poser les premiers fondements d'un nouveau chemin, jeter les bases d'une métamorphose de la civilisation. Faisons ensemble ce saut qualitatif !

Monsieur le président, monsieur le ministre d'Etat, vous n'êtes pas seuls ! La société a compris, nos enfants nous regardent. Les débats qui ont préparé ce Grenelle au sein des groupes de travail, d'une qualité remarquable, montrent que toutes les forces vives de la société portent le même diagnostic sur la gravité de la crise écologique.

Chacun sait bien désormais que la continuité d'un mode de développement destructeur des équilibres et des ressources naturelles conduit au chaos social et au déclin. Bien sûr, les intérêts des uns et des autres ne sont pas identiques, bien sûr, les responsabilités ne sont pas égales entre tous les citoyens et tous les secteurs d'activité, bien sûr, les remèdes proposés ne font pas l'unanimité. Mais tout le monde s'écoute et se parle. Cette prise de conscience commune et cette effervescence constituent une pâte qui ne demande qu'à lever.

En France comme ailleurs, tout retard supplémentaire dans la prise en compte écologique et climatique aura un prix exorbitant. Les coûts d'adaptation ou d'atténuation seront de plus en plus élevés. Les économies les plus prospères sont celles qui ont la flexibilité et le dynamisme pour anticiper le changement.

Un changement qui, il faut le marteler, s'imposera de toute façon. Les pays qui accéléreront la transition vers une économie moins carbonée et plus économe des ressources se doteront d'atouts compétitifs et s'ouvriront de nouvelles possibilités de développement social et de progrès humain.

Un vaste éventail nouveau d'industries, de services, de biens et d'emplois s'ouvrira. L'innovation offrira des bénéfices qui, à terme, compenseront largement les coûts de mutation. Et la vie de chacun s'en trouvera améliorée.

SIX DIRECTIONS

MM. Borloo et Sarkozy, sans en rajouter, le monde nous observe. L'échec ou le succès du Grenelle seront déterminants. Si la France peut tenir encore un rôle d'influence universelle dans la tradition de ses valeurs humanistes, c'est dans le courage des choix qui sortiront de ce Grenelle qu'elle pourra l'affirmer.

D'autres pays et non des moindres sont attentifs à cet exercice de démocratie et de mobilisation collective inédit. Le Grenelle français pourrait se disséminer positivement demain sur la base de son résultat, et vous pourrez porter cette orientation sur le continent européen, quand la France prendra la présidence de l'Union européenne.

C'est maintenant au pouvoir exécutif et au pouvoir législatif d'être au rendez-vous ! Au final, le choix appartient au politique. Les mesures pour trouver une issue à la crise sont désormais sur la table du Grenelle. Nous en discuterons fin octobre. Elles ne suffiront évidemment pas à épuiser la question mais elles sont significatives. Elles indiquent une autre direction que celle qui nous envoie tous au mur.

Avec ma fondation, j'en propose six qui me paraissent prioritaires et structurantes. Elles impliquent une autre logique dans des secteurs-clés de l'activité humaine : l'énergie et la fiscalité, l'industrie et la consommation, l'agriculture et l'alimentation, la nature et l'urbanisme, les institutions et la démocratie, l'éducation et la culture collective.

Nous en soutenons d'autres, en provenance des autres associations écologistes dont il faut au passage saluer l'immense travail, ainsi que celles des autres collèges des groupes de travail qui vont dans le même sens et les renforcent. A vous messieurs, c'est votre responsabilité, d'en tirer les engagements (précis, chiffrés, datés) qui soient à la hauteur de l'enjeu. L'histoire attend d'être écrite.

Nicolas Hulot, président de la Fondation Nicolas Hulot pour la nature et l'homme
Le Monde - 02 octobre 2007
par peaceandlover publié dans : Politico - Ecologie
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